Le rôle et l’efficacité du conseil d’administration

En effet, le versement de dividendes peut conduire la firme à devoir faire face à des contraintes financières. Le fait pour le dirigeant de demander sans cesse des ressources à ses relations sociales peut conduire à une rupture avec ses relations sociales. Par conséquent, le fait de verser moins de dividendes lui permet de conserver les ressources obtenues grâce à ses relations sociales.

Il montre aussi, que la théorie de la dépendance aux ressources prédit que la présence de relations sociales du dirigeant au sein du conseil d’administration incite ce dernier à verser moins de dividendes afin de ne pas faire subir à ses relations sociales des contraintes financières trop fortes. Ces dernières peuvent générer des conflits entre le dirigeant et ses relations sociales. En effet, les administrateurs en relation avec le dirigeant permettent à ce dernier d’accéder à des ressources, notamment de la dette, à moindres coûts.

A cet égard, Nguyen (2012) ainsi que de Kramarz et Thesmar (2013) soulignent, la présence de relations sociales au sein du conseil d\’administration diminue très fortement la qualité de la gouvernance de la firme. Plus précisément, ces travaux mettent en évidence le fait que les dirigeants disposant d’un important capital social au sein de leur conseil d’administration se voient attribués une rémunération beaucoup plus importante et moins incitative. Le fait de posséder un capital social important implique non seulement d’avoir beaucoup de relations sociales, mais également des relations sociales susceptibles d’avoir un fort pouvoir de négociation du fait de leur réputation. En outre, il mis en évidence le fait que la présence de relations sociales du dirigeant au sein du conseil d’administration conduit à une augmentation du niveau d’endettement et une diminution du niveau de dividendes dans le cas des firmes au capital concentré. En revanche, dans le cas des firmes au capital dilué, la présence de telles relations sociales conduit à une diminution du niveau d’endettement, tandis que le niveau de dividendes ne change pas.

D’après la théorie de l’agence, Cedric 2016 affirme, le dirigeant agit toujours de façon opportuniste à l’encontre des actionnaires s’il n’est pas soumis à une pression disciplinaire. Le dirigeant profite de la marge de manoeuvre dont il dispose au sein de la firme pour garder à sa disposition le free cash-flow. De ce fait, le rôle de contrôle disciplinaire du conseil d’administration est neutralisé, et les connaissances du dirigeant au sein conseil d’administration favorisent son enracinement. Il lui est alors plus facile de créer des réserves discrétionnaires en versant moins de dividendes aux actionnaires.

En effet, le versement de dividendes peut conduire la firme à devoir faire face à des contraintes financières. Le fait pour le dirigeant de demander sans cesse des ressources à ses relations sociales peut conduire à une rupture avec ses relations sociales. Par conséquent, le fait de verser moins de dividendes lui permet de conserver les ressources obtenues grâce à ses relations sociales.

Enfin, les firmes possédant des relations politiques au sein de leur conseil d’administration se financent grâce à des réserves de liquidités plus importantes (Boubakri, El Ghoul et Saffar, 2013) . Ce phénomène est plus fort pour les firmes dont la gouvernance est de mauvaise qualité. Les auteurs suggèrent que la firme peut alors servir de vache à lait pour les hommes politiques en relation avec cette dernière, ou encore que la présence de relations politiques au sein du conseil d’administration conduit à une exacerbation des conflits d’agence.

Pour conclure cette partie, nous émettons l’hypothèse que la présence de relations sociales du dirigeant au sein du conseil d’administration conduit à une diminution du niveau de distribution.

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