Hégémonie Larousse: Définition

Selon le dictionnaire de français Larousse, le mot « hégémonie » se définit comme étant la domination d’une puissance, d’un pays sur les autres . En d’autres termes, c’est une suprématie incontestable reposant entre autres sur un pouvoir économique, commercial, technologique, culturel et militaire à l’échelle international. Si on analyse les situations internationales depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il est possible de dire que la présence d’une puissance hégémonique confirme l’idée selon laquelle elle rend l’environnement mondial davantage plus stable et pacifique mais qu’en même temps, elle est susceptible de mener à une guerre générale car cette stabilité ne reste pas continuelle. Dans ce travail, il sera question de poser un diagnostic sur quelques évènements survenus après la Deuxième Guerre mondiale par rapport aux États-Unis. À cet effet, ces évènements seront problématisés par le biais du concept d’hégémonie.

D’emblée, afin de comprendre le terme de puissance hégémonique, il est primordial de remonter à l’histoire des États-Unis au milieu du XXe siècle. Marqué par l’indemnité face à la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis détiendront une puissance inégalée par rapport au reste du monde. Puis, désirant que leur portrait capitaliste devienne universel pour qu’ils puissent maintenir cette supériorité, ils mettront en place une multitude de stratégies afin de convertir les autres pays à y adhérer. Profitant à cet effet de la faiblesse de l’Europe démoli par la Deuxième Guerre mondiale, ils poseront donc les accords de Bretton Woods et le Plan Marshall afin que les européens soient sous leurs autorité. En revanche, les États-Unis avaient une soif accrue de détenir le premier titre d’hégémon et cette autorité auprès de l’Europe ne leur suffisaient pas. Dû à leur super puissance, ils se sont vu attribuer l’un des deux rôles de protagonistes majeurs de la Guerre froide avec l’URSS. Les différentes corrélations qu’il y a eu entre les États-Unis et l\’Union soviétique durant la Guerre froide ont constitué le fil conducteur primordial à la monté en puissance des américains . Se disputant les multiples territoires et le titre de l’unique super puissance mondiale, ils ont fini par découlés sur de fortes conséquences pour les américains dans plusieurs sphères internationales telles que l’économique, la technologie, le commerce et la course aux armements nucléaires et militaires. Pour donner suite à la dissolution de l’URSS qui met fin à la guerre froide en décembre 1991, les États-Unis deviennent l’étoile montante et de ce fait même la puissance hégémonique à l’échelle internationale. Le monde se voit plonger dans un mouvement unipolaire américain.

Compte tenu de ce qui précède, les attentats inattendus qui surviennent le 11 septembre 2001 à la Maison-Blanche vont tout remettre en question par rapport à cette super puissance mondiale. Ayant ressenti d’avoir perdu une certaine crédibilité face au monde, le président Georges W. Bush éprouvait la nécessité de rétablir cette hégémonie américaine à travers l’international puisque l’émersion de récentes puissances compétitives notamment la Chine n’attendaient qu’un affaiblissement pour prendre le contrôle. Cette nécessité de faire la guerre passe dorénavant avant les justifications de la guerre. À cet effet, les États-Unis iront en champ de bataille à plusieurs reprises notamment en Irak et en Afghanistan afin de rétablir leur supériorité et plus précisément leur puissance militaro stratégique qui a été perturbée le 11 septembre. Il est donc possible de constater qu’une puissance hégémonique peut naturellement mener à des multiples guerres de peur de perdre cette crédibilité face aux autres

États et à ce fait même, de les rendre vulnérables.

Par ailleurs, la stabilité hégémonique se résumerait au fait qu’un seul État supérieur aux autres en termes de technologie, d’armement et d’économie puisse assurer la survie des États plus faibles : cette routine devient une responsabilité primordiale au balancement du système international. En ce sens, tous les exploits que registre cet hégémon ne reviennent pas qu’à lui mais à tous les États qui sont sous sa tutelle. À cet effet, il est possible de voir que cette hégémonie elle-même ne demeure pas stable. Elle suscite sans le vouloir son propre déclin ce qui déstabilise également les États plus faibles qui s’en rattachait. Parallèlement, comme il a été vu dans l’exemple des États-Unis, chaque hégémonie qui est mise sur le doute par rapport à sa puissance en résulte des grandes guerres afin de réaffirmer cette fonction de suprématie internationale. Il n’y a donc pas une stabilité et un pacifisme prolongé : l’hégémonie n’est qu’un cercle vicieux, voire même une illusion où chacun espère secrètement la défaite de l’autre pour s’en emparer.

Finalement, les standards américains ont su monopoliser à l’internationale entre autres les symboles politiques, technologiques et économique depuis la Deuxième Guerre mondiale. Cette hégémonie des États-Unis a laissé comprendre qu’une certaine stabilité et un pacifisme était possible mais rapidement, quand la puissance est remise en question, les tendances s’inversent et les guerres s’enchainent pour récupérer le titre d’hégémon. À cet effet, il serait intéressant de s’approfondir sur la Chine, une puissance montante qui ne cesse de se démarquer dans le monde notamment en ce qui concerne l’économie, le commerce et la technologie . La Chine défierait-elle subtilement la puissance hégémonique des États-Unis? Et à ce fait même, comment ces derniers réagiront face à cette substitution fulgurante à l’échelle internationale?

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