Le rendement de l’éducation

Le rendement total de l’enseignement supérieur : Y a-t-il sous-investissement pour la croissance économique et le développement ?

Incluent une nouvelle théorie du développement endogène avec une solution qui donne un taux optimal de développement par habitant qui est plus grand en raison des externalités positives de l’enseignement supérieur et de l’endogénéité des nouvelles idées. Ces deux derniers sont fortement tributaires de l’aide publique.

Ce taux de développement plus élevé est durable dans le cadre du modèle et peut se poursuivre sans limites (c’est-à-dire qu’il n’est pas limité par des rendements décroissants). Les données empiriques des tableaux 3 et 4 montrent que de nombreuses externalités de l’enseignement supérieur sont positives et substantielles, les avantages sociaux directs non marchands dépassant les gains d’environ 96 % des gains.

Cette estimation ne tient pas compte des avantages sociaux indirects ni des avantages découlant de nouvelles idées qui feraient augmenter la valeur des avantages sociaux non monétaires au fil du temps. Rien de tout cela ne repose sur les résultats des équations macroéconomiques de croissance, dont les conclusions sont jugées non concluantes.

Plusieurs de ces avantages sociaux de l’enseignement supérieur sont des sources majeures de l’évolution des institutions, notamment celles qui sont vitales pour la démocratie, les droits de l’homme (c’est-à-dire les libertés civiles), la stabilité politique et, partant, le développement. Le rendement total de l’enseignement supérieur estimé ici pour la première fois est une autre contribution scientifique potentielle.

Il ne s’agit pas d’une estimation de haute précision, mais plutôt d’une première estimation sérieuse qui vise également à identifier les pièces manquantes. On peut en conclure qu’avec un rendement total de 45 % pour les diplômes d’associé et de 38 % pour les baccalauréats, le sous-investissement dans l’enseignement supérieur est encore plus important lorsque l’on considère les rendements complets.

La croissance économique est une composante du développement endogène. La logique du modèle appuie la conclusion selon laquelle les taux de rendement social de 12,9 % sur deux ans et de 10,9 % sur quatre ans, avec un coût d’opportunité des fonds de 7,22 %, constituent une preuve solide du sous-investissement à ces deux niveaux pour une croissance efficace.

Il est également démontré que certains avantages sociaux externes sont positifs et que le modèle élaboré plus tôt laisse entendre que la croissance est plus élevée qu’elle ne le sera à mesure que ces avantages externes seront réduits.

Les estimations des impacts de l’enseignement supérieur sur le développement au sens large sont plus importantes, mais prudentes parce que les impacts de la génération de nouvelles idées et d’autres lacunes sont mis à zéro.

Mais on en sait assez pour conclure qu’il existe un déficit persistant de compétences, qu’il engendre une prime croissante pour l’enseignement supérieur, que des externalités de l’enseignement supérieur existent et qu’elles contribuent théoriquement et empiriquement à des taux plus élevés de croissance et de développement par habitant.

En outre, il est possible de remédier à l’inégalité croissante non seulement en fixant les lois fiscales, mais aussi en augmentant le nombre d’inscriptions sur deux ou quatre ans et l’apprentissage tout au long de la vie, ce qui permet d’augmenter les revenus et les taux d’épargne pour une plus grande partie de la population.

Enfin, les options politiques examinées sont économiquement efficaces pour faire face aux graves difficultés économiques et à l’insatisfaction élevée et croissante de la classe moyenne qui n’a participé ni à la croissance ni au développement et dont les chances dans la vie sont sérieusement limitées.

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