L’incontournable métayage des terres coutumières au Vanuatu

Introduction

I. Titre : Le droit des Nouvelles-Hébrides

I. Chapitre : Le droit colonial

1. Section : Le principe de droit colonial

§ 1 Paragraphe : La spécialité législative

A) Les lois coloniales

(1) L’affectation des deux puissances coloniales aux Nouvelles-Hébrides

La conquête de terres exploitables constitue la finalité de la colonisation des Nouvelles-Hébrides par les deux puissances coloniales. Elle obéit à une idéologie d’accaparement des terres. Afin de mieux comprendre la raison pour laquelle les grandes puissances coloniales et, notamment la France, ont imposé leurs lois dans l’archipel qu’ils ont baptisé « les Nouvelles-Hébrides » il convient de retracer l’histoire de la découverte de cette terre inconnue et de leur investissement par lesdites puissances, la chronologie des expéditions.

La chronologie de la colonisation des Nouvelles-Hébrides :

Le 1er mai 1606 : le navigateur portugais Pedro Fernandez de Quiros de par sa superficie a découvert cette terre jusque-là inconnue, en premier lieu l’île de Santo qui est actuellement la première île de l’archipel..

1768 : les européens (français et anglais) organisent des expéditions vers d’autres terres inconnues des mers du sud. Le navigateur français « Louis Antoine de Bougainville » accosta dans les îles du Nord de l’archipel puis il rebaptisa cette terre « Grands Cyclades ».

1774 : James Cook, ayant une connaissance de la plupart des îles, baptisa à son tour ce petit pays : « Nouvelles-Hébrides » et en établit la première cartographie.

1825 : Les « Traders makers » exploitaient la quasi-totalité des bois de santal en direction de la Chine.

1880 : les Nouvelles-Hébrides étaient complètement oubliées au plan international à l’exception de quelques « coprah-makers » qui entamaient quelques commerces dans l’archipel.

1853 : L’amiral Febvrier Despointes avait pris possession de la Nouvelle-Calédonie.

1875 : la colonisation calédonienne. en 1853. Les Nouvelles-Hébrides furent réclamées comme faisant partie des ressources naturelles de la Grande Terre.

1886 : la Compagnie Calédonienne sous la direction de John Higginson s’appropriait
780 000 hectares de terre.

1914 : Protocole concernant les Nouvelles-Hébrides signé à Londres le août, 1914, par les Délégués des Gouvernements Français et Britannique.

2. L’obligation unilatérale des indigènes

En l’occurrence, les Mélanésiens n’étaient pas inclus dans les programmes politiques des deux puissances coloniales c’est-à-dire juridiquement ils n’ont pas été reconnus. Dans cette partie,ce qui parait important c’est de nommer deux axes qui marquaient la vie des Néo-hébridais, celui de la main d’œuvre et celui de la vente des terres. C’est pour rappeler qu’à cette époque les Mélanésiens vivaient en tribus et pratiquaient leur coutume et leur culture qui paraient être pour eux un système traditionnel efficace pour se défendre contre leurs ennemis. C’est comme si en Europe, l’homme, à la découverte du feu, essaie de le protéger et de le maintenir en vie. Et, si l’on vient à s’en emparer, il s’ensuit immédiatement une réaction et des conflits. Ce qui résulterait au « mimétisme ». C’était effectivement la guerre tribale pour laquelle les autochtones employaient les méthodes de sorcellerie et de cannibalisme afin de marquer leur territoire. Cela s’assimilait à une science c’est-à-dire qu’avec des feuilles dans la nature et un récit oral les anciens parvenaient à faire tomber la pluie. Mais, selon la culture des européens, les Néo-hébridais sont des primitifs.

Mais, à cette époque, l’occident est devenu plus civilisé intellectuellement parlant. Et, lorsqu’ils arrivèrent en Nouvelles-Hébrides, ils se sont confrontés à un énorme mur invisible. Pour leur part, les indigènes découvrirent un nouveau spécimen qui ne leur ressemblait pas et qui n’avait pas un comportement similaire au leur tantôt par leur port-vestimentaire et tantôt par leur langue. Il y a en effet une disparité entre les deux parties. C’est la raison pour laquelle lorsque le premier missionnaire arriva à Erromango, il se fait manger par les autochtones. Un autre cas, à Vao, sur l’île de Mallicolo, le Père Vidil se fait empoisonner après avoir interdit le « Vehilo » qui signifiait une concurrence tribale c’est-à-dire qu’une tribu effectue un événement coutumier de haut niveau et c’est alors que l’autre tribu doit rembourser d’une façon similaire. Par exemple, à Vao, c’est le « Maki » c’est-à-dire la tuerie des milliers de cochons dont leurs défenses tournaient deux fois. Donc, le Père Vidil a signé lui-même son arrêt de mort lorsqu’il a interdit ce rituel.

Pour les deux puissances coloniales, les expéditions devaient être source de richesses. En revanche, tel n’était pas le cas du côté des Mélanésiens qui étaient employés comme mains d’œuvre pour travailler dans les plantations. Selon le comité de défense des indigènes qui, constatant l’existence de l’esclavage aux Nouvelles-Hébrides, a adressé au ministre, le 15 juin 1912, un rappel de l’accord signé en 1906 par l’Angleterre et la France, cette convention a été mise en vigueur pour protéger les biens et les intérêts des ressortissants européens vivant sur le territoire des Nouvelles-Hébrides. De ce fait, cet accord n’inclut pas les indigènes même si six ans plus tard après la signature, ils se sont rendus compte qu’il y a un problème majeur auprès de ces îliens qui ont été exploités comme des esclavages. Ce qui a été révélé selon le comité de défense des indigènes « D’autre part, le tribunal mixte est organisé et fonctionne de telle sorte que les indigènes n’ont aucune garantie devant cette juridiction. » Ainsi, ce qui a été constaté c’est qu’il y aurait un manque de temps de mettre en place le tribunal mixte à cause de la localisation par rapport à la France aux Nouvelles-Hébrides.

A cette époque, il y eut un dominant et dominé, du fait par l’acte qui a été signé entre les deux puissances coloniales. En effet, selon Michel Wauthion, les problèmes fonciers donnent lieu à de vives tensions et à la mise en place d’une commission navale franco-britannique chargée de protéger les intérêts des ressortissants face aux attaques indigènes. En fait, il considérait que celle-ci prend autorité en 1906 et le Protocole installant le condominium des Nouvelles-Hébrides est signé en 1914. Et, d’après Jean Ganiage, les anglais obtenaient 130 000 hectares avec 228 personnes par rapport à la possession des terres des français s’élevant à 780 000 hectares avec un effectif total de 421 ressortissants français. Ce qui résulterait pour la convention de 20 octobre 1906 à l’élaboration conjointe de ces deux administrations en mettant en œuvre l’immatriculation des terres.

C’est dans cette perspective que porte la réflexion sur la notion d’obligation unilatérale qui détermine bien l’action des deux puissances coloniales. En effet, cela semble qu’il y a toujours cette idée de rivalité entre les deux acteurs internationaux qui suscite une véritable domination dans le domaine de possession des terres avec un effectif de 441 ressortissants français contre 228 anglais sans se préoccuper des 50 000 primitifs vivant traditionnellement avec leurs chefs. En fait, le dominé va se heurter au dominant par son acte de possession de terres. Il faudrait savoir qu’à cette époque que les indigènes sont liés par la terre et qu’il y a un système qui existait au sein de leur communauté. Et, lorsqu qu’un étranger vient s’imixer dans leur entourage pourrait causer d’innombrables impacts envers cette société primitive puisqu’il vit encore avec ses coutumes et ses cultures.

3) La disjonction des autochtones

La disjonction des autochtones fut une véritable distorsion par la conception européenne face à l’occupation de leur terre. En effet, l’homme européen est en avance dans la civilisation c’est-à-dire qu’il s’est basé sur le principe «  droit des peuples à disposer d’eux – mêmes ». Alors que les autochtones sont effectivement dans la civilisation primitive. De ce fait, selon Wikipédia, de façon similaire, en 1795, dans Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain de Condorcet, l\’idée de civilisation désigne les progrès accomplis par l\’humanité dans une nation donnée lorsqu\’il fut possible de passer de l\’état de barbarie à celui de civilisé.

Cependant les européens débarquèrent aux Nouvelles-Hébrides, ce fut malheureusement un temps de pratique de barbarie mais pour les autochtones, psychologiquement et psychiquement, c’est un système sociale qui est très complexe et très hiérarchisé comme disait les missionnaires qui arrivaient dans la contrée pour évangéliser « Hidden time » c’est l’obscurité. A vrai dire, pour les évangélistes, ils ont redécouvert cette civilisation primitive à l’époque de leurs ancêtres mais qui jadis sont arrivés à un autre étape de connaissance et de réflexion. La plupart des missionnaires arrivaient aux Nouvelles-Hébrides non seulement pour évangéliser mais également pour que la parole de Dieu puisse véhiculer auprès des indigènes, il faudrait une certaine connaissance de leur vécu. Par exemple, le Père Doucéré disait « les enfants tombés de la lune ». Donc, pour les Néo-hébridais, dès l’arrivé des européens, vont commencer à s’approprier d’une façon ou d’une autre une attitude de réversibilité par rapport à la détermination des actes émis par les deux puissances coloniales. C’est ainsi que débuteront les différents courants face à ces distorsions.

Ce qu’il a fallu d’abord rappeler c’est le choc des cultures. Bien sur, selon la définition écrite par Wikipédia de la culture en reflétant les normes qui sont constituées par les attentes sur la façon dont les personnes doivent se comporter dans diverses situations. Chaque culture a des méthodes, appelées sanctions, pour imposer ses normes. Les sanctions varient avec l’importance de la norme ; les normes qu’une société impose formellement ont le statut de lois.

En France, la langue française a le statut de langue officielle, et qu’à ce titre, elle est la langue de l’administration et du droit civil.Alors, ce qui est apparu dans l’histoire des Nouvelles-Hébrides, il y a longtemps de cela s’ appelle les conflits des droits fonciers entre le Vanuatu et l’Europe. Ce conflit parait-il lier par rapport à l’accord du règlement conjoint naval de 1880 qui a été signé par l’Angleterre et la France et qui résulterait en 1906 à l’administration du Condominium. En effet, l’une des incidents qui a été soulevé à cette époque par Van Trease : « la défaillance de l’accord de 1880 ». En fait, il parait que la discussion d’une Commission naval mixte aurait été tardivement mise en place autorisant les commandants navals à traiter les questions foncières alors que les vanuatais ont été sévèrement touchés par l’appropriation de leur terre. Comme le cas sur Epi indique que les colons français pourraient simplement se déplacer sur des terres revendiquées tout en ayant à leur disposition des canons qui leur permettront de les protéger et de chasser facilement la population locale.

Semblerait-il que ces conflits engendraient deux types de catégories distinctes. D’abord, c’est par les conceptions et les perceptions du système foncier par lesquelles évoqueraient les différentes tournures selon les diverses cultures. Et, d’autre part, ce serait un choc entre la tradition et le système économique et commercial. Cependant, pour de nombreux intentions, il serait bien selon Van Trease de mentionner que la plupart des violences au début a été du par le manque de compréhension ou de prévention des européens de la complexité du système foncier mélanésien au sein de la société. En effet, ces propos résonnent souvent dans les discussions des vanuatais lorsqu’ils évoquent l’histoire de la prise de l’indépendance. En fait, ce qu’il revenait le plus souvent dans leurs idées pour certains bien sur parmi eux c’est la fierté que l’on a repris nos terres des mains des coloniaux puisqu’ils ne nous ont pas reconnus juridiquement étant donné que nous sommes dans notre propre contré.

D’ailleurs, ce qui a été constaté c’est qu’il y a trois majeures problèmes situés dans les conflits du système de droit foncier au Vanuatu. D’abord, ce que l’on doit indiquer c’est le conflit entre la culture traditionnelle et européenne par rapport à leurs conceptions et perceptions selon les valeurs des ressources, la possession, la vente des droits fonciers et la confusion d’État que peut y régner les deux puissances coloniales. Alors, la culture traditionnelle semblait lier à la terre et la mer à un aspect très hautement reconnu parce que c’est une valeur symbolique par rapport à ce qu’ils produisent. Et, ce qui advient à ce que disait Sethy Regenvanu, qui était à l’époque, le premier ministre des terres et des ressources naturelles de Vanuatu après l’indépendance de 1980 que « La terre pour les Vanuatais est de ce qu’une mère est pour son bébé ». Ceci résulterait à leur identité et c’est avec la terre qu’ils peuvent renouer leur force spirituelle. Ce qui a été distingué d’une part et d’autre que les européens ont été convenu à ce qu’ils paraient concevoir une idéologie libérale c’est-à-dire qu’il faudrait acquérir des terres pour pouvoir rentabiliser leurs profits par rapport à une activité économique. Par exemple, ce qui a été mentionné ci-dessus que c’est par l’intermédiaire de John Higginson que revenait la plupart des terres néo-hébridaises dans le but d’établir d’énormes plantations pour avoir en contrepartie une ressource fiable et bénéfique. Donc, cette distorsion qui apparaît semble être pour les indigènes un élément de transgression de leur identité et de leur droit par rapport à la terre où repose toute leur vie.

D’autant plus que la désignation de la possession d’une terre où les autochtones ont été installés jadis, devenait totalement une démagogie au sein de la société mélanésienne en raison des activités coutumières qui ont été consacrées pour marquer leur notoriété afin d’être reconnu d’avoir un certain pouvoir de décision auprès de leur peuple. Ceci peut en déduire à une menace pour les indigènes puisque la possession ne leur aient pas d’une similitude d’aptitude à commercialiser une terre coutumière. Et, ce que disait Eaton « La mesure dans laquelle les droits potentiels ont été activés dépendaient d\’un nombre de variables dans divers codes non écrits et coutume du Peuples du Pacifique et droits potentiels croissent souvent avec le temps en tant que fonction de participation à des activités sociales particulières ».

Enfin, de ce qui a été indiqué à propos des européens de leur attitude par rapport à la terre et à la mer sachant que posséder une telle ressource est un privilège pour eux d’avoir une richesse importante qui leur serait bénéfique dans leur vie et au sein de leur nation. Et, ceci aboutira à un domaine de marché c’est-à-dire qu’après avoir possédé ils peuvent la revendre à d’autres. Ce qui résulterait à des biens immobiliers, de devenir propriétaire ou de faire un hypothèque. Ce qui permettra ensuite d’entrevoir la politique des deux puissances coloniaux dans le territoire des Nouvelles-Hébrides.

4) La politique de deux puissances coloniales aux Nouvelles-Hébrides

La politique des deux puissances coloniales aux Nouvelles-Hébrides a été servie de tremplin pour la mise en place de leur politique. Deux nations qui sont en rivalité dans une contrée où les lois ont été approuvés et mises en œuvre pour protéger les ambitions et les intérêts de leurs concitoyens. Cela résulterait bien sur en terme de « Protectorat » mais cette conception aboutirait à un consensus entre les deux parties en raison des tensions provenant des indigènes qui résulteraient à une signature de Condominium. Ce qui adviendrait à une entente cordiale qui abouterait à la détermination de deux juridictions distinctes. Pour cela, ce qui est bien d’effectuer un retour en arrière pour bien comprendre la raison pour laquelle les deux pays coloniaux, partant de diverges idéologies politiques, arrivèrent à obtenir le « protectorat » et le « Condominium ».

Nonobstant, en 1871, l’Angleterre était le seul pays à pouvoir s’installer dans les Nouvelles-Hébrides. En effet, l’Angleterre était représentée par les australiens et les missionnaires dans cette contrée. En fait, il occupait les îles Banks, l’île Aoba et les îles du Sud des Nouvelles-Hébrides. Sachant bien aussi ce que faisait la France en Nouvelle-Calédonie, les anglais ne considérait moins comme un obstacle, en 1853, lorsque la France a annexé la Nouvelle-Calédonie qui se trouve à proximité des Nouvelles-Hébrides. D’ailleurs, l’île de Tanna était habitée par les résidents anglais qui ont adressé une lettre auprès du gouverneur de le Nouvelle-Calédonie le sollicitant « de prendre ladite île de Tanna sous la protection du pavillon français en l’annexant à la Nouvelle-Calédonie. C’était en février 1875. Enfin de compte, cette première étape de consensus ne laisse pas de mésentente entre les deux puissances internationales.

C’est alors que les Nouvelles-Hébrides ont été attestées zone d’influence conjointe de la France et du Royaume Uni en 1887. Ce qui permettra ensuite en 1906 à la naissance du condominium franco-britannique et ce qu’il perdurera jusqu’en 1980. Ceci enduira à l’établissement de statut de condominium qui instituera trois administrations. D’abord, il y a la juridiction française qui désigne en 1906 un nombre de citoyens dont l’effectif atteint 401 ressortissants français de l’archipel. Ensuite, le ressort britannique constitue en fait une minorité dont indiquent 228 colons et missionnaires (NAUK, CO 881/1/7, June-August 1906). Enfin, ce qui a été révélé que l’administration du condominium avait régi 95 % comme un effectif total de la population mélanésienne de l’archipel.

Bien sur, une archipel de 80 îles et îlots qui aurait occupé une administration tripartie. Mais, elle va se heurter à une lourde responsabilité puisque toute décision reposera effectivement sur l’engagement des deux nations. En fait, cette lourde tache administrative confortera le conservatisme tout en ayant maintenu la rivalité entre la France et le Royaume-Uni dans le Condominium. Donc, ce que disait Sarah Mohamed-Gaillard : « Ce qui est souvent décrit comme une véritable schizophrénie coloniale pèse sur la population mélanésienne divisée entre protestantisme et christianisme, entre langue anglaise et langue française… et contribue à qualifier le condominium de monstre juridique ou encore de pandémonium. »

C’est dans cet élan que se définit la marche vers l’indépendance dans laquelle l’ordre de politique étrangère et de système métropolitain qui suscite l’incompréhension de ce qu’est la décolonisation et du condominium. Ceci est aussi bien que dire du désengagement de l’Angleterre en 1960 d’un archipel qui n’a aucun intérêt. D’autre part, la France va de soi à ce que sa réputation dans le Pacifique ne soit pas souillée. C’est alors que la France pense continuer à résider dans les Nouvelles-Hébrides et ce qui incite les autorités britanniques à se soucier du condominium comme une « administration encombrante, couteuse et gérante » (NAUK, FCO 32/825, 23/04/1971) parce qu’il tend vers des lacunes au plan international.

Bien tant que mal l’Angleterre veuille à ce que soit endossé le processus de réformes déjà effectué dans ses autres colonies d’Océanie. C’est le cas de Fidji comme les îles Salomon à consolider la mise en place du Conseil consultatif qui est la perception d’une école de formation publique aux affaires publiques pour éduquer des élites politiques dans les écoles anglo-saxonne. Lorsque cette partie sera achevée viendra ensuite l’élection d’une Assemblée représentative dirigée véritablement par des élites politiques et de la mise en place d’un statut de selfgovernment qui est la phase finale avant l’indépendance.

Fortement réfuté de cette tactique anglaise, la France adopte à priori une voie locale c’est-à-dire de former à la politique la population néo-hébridaises depuis sa base : les grassroots. Ce qui renvoie à un processus lent d’évolution politique et institutionnelle du condominium. En revanche, les discussions entre franco-britannique au quai d’Orsay en octobre 1971 prouvent que les britanniques aimeraient entamer une nouvelle politique pour le condominium afin d’éviter le mécontentement des néo-hébridaises en rapport à la montée de nouvelles institutions accordées dans les territoires voisins qui portera atteinte l’insécurité de l’archipel.

Contrairement à ce que prévoyaient les britanniques, la France se décline de la proposition britannique de « Selfgovernment ». En effet, inclure les municipalités permettra à la France de perdurer dans le temps et de fixer son autorité dans le Condominium. En fait, la France se contentera des municipalités pour contrecarrer les anglais d’accorder une formation d’élites anglophones aux Néo-hébridais et de freiner cette idéologie de la prise de l’indépendance. C’est ainsi que Pierre Messmer savait que le Condominium allait disparaître mais recommande à ce que le processus du Condominium perdurera dans le temps afin que la France ancrera son autorité aux Nouvelles-Hébrides sans atteindre toute suite l’indépendance. Donc, Paris accepta la proposition d’éduquer les néo-hébridaises à cette stratégie via les municipalités et de sauvegarder les élites locales et ce que le ministre pense que c’est un objectif important puis qu’il fallait que les français s’y attachent par maintes efforts pendant quelques dizaines d’années. Il est plausible de bien distinguer lors du « protectorat » et « condominium » les droits qu’octroyaient chacun des résidents aux Nouvelles-Hébrides.

B) La distinction des droits coloniaux aux Nouvelles-Hébrides

Les droits des résidents aux Nouvelles – Hébrides sont d’une nécessité essentielle pour mettre en lumière les relations entre les internationaux qui y trouvent intérêt à mettre en œuvre leur compagnie au bénéfice de leur nation.

1) Les résidents anglais

Les résidents anglais qui résident aux Nouvelles-Hébrides ont pour ambition d’accaparer plus de terrains pour développer le pays. En effet, c’est à travers l’intégration es missionnaires australiens que les anglais ont été convenus à un moment donné implanter leur administration dans cette contrée. En fait, les anglais s’incrustaient dans les Nouvelles-Hébrides par l’intermédiaire des missionnaires et des trafiquants. Donc, une politique qui va reposer ensuite à des consensus de parts et d’autres à la signature des conventions de 1880 pour la protection des résidents anglais dans le pays.

Dans un premier temps, l’annexion de Fidji en 1876 par l’Angleterre incitera quelques idées d’anxiété envers le citoyens anglais qui vivaient en Nouvelles-Hébrides. En effet, ce qui a été distingué dans les mœurs et dans les entreprises coloniales à une assimilation supérieure, semblerait-il que les anglais sont les plus favorisés à s’accaparer de plus de terre des terrains qui ne sont pas régis d’une législation propre. En fait, la législation anglaise, dans les temps anciens, accepte trois éléments indispensables : les colonies, les possessions de la Couronne et les settlements. Bien que les situations se tendent vers la prospérité de l’Angleterre par rapport à des terres qu’il a occupées sans qu’il y ait une véritable législation appropriée pour les protéger, la législation anglaise a le pouvoir de les valider sous forme de settlements.. Donc, ceci résulterait à une gratitude de ces settlements qui suscitera un droit de protection et d’administration en considération des résidents britanniques ou commerçants dans les îles susnommées.

Dans un deuxième temps, les sujets anglais demeurant dans les îles indépendantes du Pacifique sont bien avantageux par les pouvoirs du titre du haut-commissaire qui a été attribué au gouverneur au Fidji, sir Arthur Gordon. En effet, celui-ci part de ses nouveau pouvoirs requis amènera les anglais par voix circulaire dans les îles libres à enregistrer soit en Australie ou soit à Fidji leurs titres de propriété pour qu’ils soient admis et honorés. En fait, il les a fortement conseillés qu’il prendrait en considération de leur effectuer des autorisations spéciales pour des embauchages des travailleurs dans les îles. C’est ainsi qu’un bateau de guerre anglais accosta dans les eaux de l’archipel pour permettre le consentement positif de la protection organisée pour les actes ordonnés au détriment des citoyens et des ressortissants anglais. D’une part, la révélation de cette politique comme le disait Higginson était claire pour s’approprier des terres aux Nouvelles-Hébrides et y faire régner les intérêts des anglais tout en ayant mis en valeur le principe fondamental de la politique coloniale britannique : « Là où sont les intérêts, là doit être la domination ». D’autre part, de ces faits divulguent les pensées du gouvernement anglais. Donc, après quatre années de passation de Notes de 1878, les anglais parvenaient à détenir 300 000 hectares des terres.

Enfin de compte, les procédés des règlements des terres des commandants de navire de guerre anglais et de l’enregistrement des terres en Australie et à Fidji dessinaient leurs dessertes dispatchés sur les îles importantes. En effet, c’est en raison de cet acte que les missionnaires anglais ont une présence considérable dans l’archipel des Novelles-Hébrides. En fait, ceci permettra au navire anglais de guerre d’émettre leur autorité dans les iles pour pouvoir règler les conflits qui y règnent entre les colons et les indigènes. D’une part, son role est de faciliter les transactions qui interagissent entre les colons d’où la nécessité de rendre les titres de propriété en règle et de légitimité. D’autre part, ceci peut en résulter d’une façon ou d’une autre de protectorat mais qui n’est d’autant moins véritablement le cas. Donc, ce qui peut induire à l’annexion des Nouvelles-Hébrides dans les prochaines années. Cette action met les français en alerte à cause de la façon par manœuvre du gouvernement britannique en s’en appropriant les méthodes.

2) Les résidents français

L’action anglaise met les colons fronçais de la Nouvelle-Calédonie en éveille. En effet, ils créaient en 1882 à Nouméa la Compagnie calédonienne des Nouvelles-Hébrides par l’intermédiaire de John Higginson. En fait, cette compagnie calédonienne des Nouvelles-Hébrides déstabilisera le complot des colons anglais sous le régime de l’autorité de l’Angleterre. Donc, elle s’infiltrera rapidement à travers des négociations de John Higginson auprès des indigènes et à Londres d’accepter les colons français à s’ y implanter pour exercer une activité de commerce.

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