Environnement au Canada

Le Canada est le deuxième plus grand pays du monde en termes de terres et de mers puisqu’il est d’ailleurs entouré de l’océan Atlantique, de l’océan Arctique et de l’océan Pacifique. Qui plus est, il est composé de dix provinces et trois territoires riches en faune et en flore mais surtout de ressources naturelles. Néanmoins, il a été relevé qu’en 2007 le Canada se classait au 7ème rang des plus gros émetteurs de dioxyde de carbone sur le globe principalement en raison du charbon et de l’exploitation des sables bitumineux . Également, il est le 5ème plus grand producteur de pétrole brut, de gaz naturel et d’hydroélectricité au monde . Sans parler du désastre venant des différentes sphères de la pollution qui traversent le territoire canadien et ses habitants.

D’ailleurs, selon un article paru sur le site web de Radio-Canada, la pollution tuerait dans le monde plus que la malaria, le virus du sida et la tuberculose réunis . La survie des canadiens et surtout celle de la planète se dirige-t-elle tout droit dans un chemin de non-retour? Il est donc primordial de comprendre que l’activité humaine serait devenue si accablante et si puissante qu’elle dégrade de manière irrémédiable l’environnement canadien, celui de la planète et surtout la santé des habitants. Partant de cette hypothèse et sachant que l’environnement est de juridiction fédérale et provinciale puisque ce domaine n’a pas été cité dans la Loi constitutionnelle de 1867, il sera étudié notamment à travers la Loi canadienne sur la protection de l’environnement les différentes problématiques environnementales, l’exposition aux risques pour les canadiens et finalement la politique environnementale au Canada pour remédier à ces enjeux environnementaux.

1. L’exploit amer des activités humaines

Au premier abord, le Canada est un immense pays riche en ressources, vigoureusement industrialisé et surtout tapissé de grands territoires vierges prêt à être exploités. On retrouve d’ailleurs de multiples exploitations fructueuses pour l’économie canadienne telles que l’agriculture où la production laitière et céréalière sont très abondante. On peut également penser à l’exploitation forestière notamment grâce au bois d’œuvre. L’industrie pétrolière quant à elle, place le Canada au 5ème rang mondial des pays où la production de gaz naturel et de pétrole brut s’y développe dans toute son extension. L’industrie minière est également très fructueuse pour les canadiens puisqu’on y retrouve le plus gros producteur d’amiante au monde . Avec toutes ces eaux canadiennes, même l’hydroélectricité se développe à l’échelle mondial avec près de 337 milliards de kilowattheures annuellement . Aussi, la pêche a depuis toujours été l’une des activités principales au Canada puisqu’elle était d’ailleurs très répandue plus précisément à Terre-Neuve au 17ème siècle jusqu’à aujourd’hui. Cependant, à la fin du 20ème siècle, le Canada a connu une surpêche et en 1992 la morue n’est jamais revenue dans les eaux canadiennes . Toutes ces nombreuses activités humaines ont engendré une richesse accrue du pays et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, le Canada est considéré comme l’un des plus développé à l’échelle mondiale. Par conséquent, cette richesse n’est pas sans conséquences pour l’environnement et pour les canadiens.

2. Les multiples facettes de la pollution

Dans un même ordre d’idées, ces ressources naturelles exploitées par les humains ont littéralement laissé place à diverses pollutions. Premièrement, il est possible de rencontrer la pollution de l’air. C’est une pollution caractérisée par une dégradation majeure du niveau de la qualité de l’air. Les émissions de gaz à effet de serre sont donc très répandues notamment à cause de l’exploitation du sable bitumineux, de charbon, des usines et des centaines de millions de pots d’échappement. Le plus grand polluant de l’air au Canada reste le transport et à cet effet, on situe entre 5 900 et 16 000 par an le nombre de décès prématurés évitables, qui sont dus à cette pollution atmosphérique au Canada . Deuxièmement, malgré la bonne qualité de l’eau il est tout de même possible de rencontrer des rivières polluées à l’échelle régionale.

Compte tenu de ce qui précède, il est important de prendre en considération que l’économie ainsi que la démographie canadienne continuent de s’accroitre considérablement et de ce fait-même, la production de biens et services, de moyens de transport et de logements restent primordiales. Parallèlement, en poursuivant l’exploitation des ressources naturelles et des activités humaines, le Canada s’expose fortement à plusieurs catastrophes naturelles telles que des glissements de terrains, des hivers plus froids, des canicules en été, des tempêtes, des incendies et même des inondations dû au niveau de l’eau qui ne cesse d’augmenter. D’ailleurs, Dominique Auverlot, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts dira à ce sujet que « le réchauffement du système climatique est incontestable. La Terre s’est réchauffée de 0,85°C puisque depuis l’époque préindustrielle chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude que la précédente ». D’autre part, la pollution aurait également des effets néfastes sur la santé comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer du poumon, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et même la mort .

3. Les différentes politiques environnementales au Canada

Dans un autre ordre d’idées, il est primordial de prendre conscience de ces enjeux environnementaux et à cet effet, les gouvernements fédéral et provinciaux vont se répartir cette autorité constitutionnelle pour en améliorer les conditions. D’une part, les gouvernements provinciaux se chargeront de la réglementation notamment des industries d’exploitation des ressources naturelles et des industries de transformation des biens. D’autre part, en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement et ses multiples règlements, le fédéral quant à lui se contentera d’appliquer une autorité constitutionnelle approuvée par la Cour suprême du Canada et un pouvoir législatif notamment pour exiger une réduction des polluants générateurs de smog, des plans de prévention contre la pollution et une liste des polluants rejetés dans l’environnement. Par exemple, le règlement sur les émissions des véhicules routiers et de leurs moteurs va entre autres légiférer par rapport au fait de « réduire les émissions d’hydrocarbures, de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azote, de formaldéhyde et de particules provenant des véhicules routiers et de leurs moteurs en établissant des limites d’émissions pour ces substances ». Dans un même ordre d’idée, L’hon. Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique proposera dans un débat de la Chambre des communes de s’allier avec les entreprises afin de les sensibiliser et de les « aider à réduire leurs émissions et à participer à la lutte contre les changements climatiques ainsi que pour les aider à devenir plus écoénergétiques afin qu’elles puissent économiser de l’argent, qu’elles pourront réinvestir dans leurs activités ». Elle met donc en avant l’idée de jumeler l’économie et l’environnement afin de ne pas perdre l’un ou l’autre et ainsi améliorer principalement la santé des canadiens et celle de la planète et parallèlement fructifier l’économie.

Conclusion

Pour conclure, malgré l’abondance des ressources naturelles au Canada, les activités humaines engendrent des problèmes majeurs de pollution sur ses territoires et ses eaux. Que ce soit dans l’air, dans l’eau ou dans le sol, cette pollution reste très nocive pour la santé des canadiens et pour celle de la planète. À cet effet, les gouvernements fédéral et provinciaux ont décidés d’allier leurs pouvoirs notamment à travers la Loi canadienne sur la protection de l’environnement et des multiples règlements qui en découlent afin de freiner les aléas naturels et les maladies qui s’en suivent.

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