An eye on Syria

1. Produire synthèse du livre
La Syrie, ce pays qui a connu de multiples conquérants depuis la nuit des temps & qui est passé d’une superficie de 300 000km à 188 000km lors des tractions anglo-françaises, a longtemps été perçue comme étant un modèle de stabilité politique. Certes, depuis 2011, de nombreux drames ne cessent de s’enchainer les uns après les autres : guerre, massacre, etc. Mais la question est pour quoi? Comment le fonctionnement entier d’un pays a-t-il pu être chamboulé du jour au lendemain? En fait, il n’est pas question d’un élément précis, mais plutôt une accumulation de frustrations dû à divers évènements. Pour mieux comprendre, il faut remonter un peu en arrière dans les siècles, plus précisément vers le début du 20e siècle.
Avant les années 2011…
Tout d’abord, cette accumulation a commencé lorsque la Syrie a été privée de l’indépendance qu’on lui avait promise. En fait, chargée par la Société des Nations de préparer la Syrie à l’indépendance, la France n’avait en tête que ses propres intérêts. Résultats? Des malentendus se sont produits puis la France a été contrainte de laisser la Syrie avec des institutions politiques européennes qui ne concordait pas avec le contexte social. Cette situation deviendra un élément déclencheur de la première guerre israélo- arabe en 1948 qui va laisser des séquelles autant psychologique que physique à la population ainsi qu’aux officiers. Après plusieurs siècles de domination, la Syrie obtiendra finalement son indépendance le 28 septembre 1961, mais ce n’est pas pour autant que le calme va régner. En effet d’autres guerres auront lieu, tel que celle de 1967 puis en 1982, il y aura la répression d’Hama, un des principaux éléments déclencheur des querelles de 2011. De plus, plus les années passeront et plus la Syrie développera des liens tendus avec ses voisins tels que l’Israël, l’Irak, la Turquie, etc. dû au fait qu’elle deviendra un acteur essentiel du conflit israélo-arabe. Bref, nous voyons bien que les problèmes ne font que s’enchaîner les uns après les autres, mais maintenant la question est : qui se cache derrière toutes ses décisions? Pour répondre à cette question, il faut fouiller dans l’historique présidentiel.
Alerte, alerte! Il faut succéder Hafez al Assad! Son frère, Rifaat al Assad, se montre déterminer à prendre possession du pouvoir, ce qui intrigue un peu Hafez étant donné que ce n’est pas lui qu’il avait en tête. En fait, lui il avait plutôt imaginé offrir le pouvoir à l’ainé de ses fils, soit : Bassel. Ce dernier était un personnage doté de nombreuses qualités, telles que sportif, cavalier émérite, etc. De plus, étant donné qu’il avait été présent lors de coup d’État de Rifaat en 1984, il était devenu le favori aux yeux de plusieurs en ce qui concerne la succession puisqu’il avait déjà un petit bagage d’expérience. Cependant, ce rêve deviendra impossible puisque malheureusement, il décèdera le 21 janvier 1994 dans un accident d’automobile. Suite à cet évènement, Hafez al Assad dut agir très rapidement afin de trouver un plan B…son plan B? C’était son deuxième fils, Bachar al-Assad. Certes, ce dernier ne possédait pas vraiment les qualités nécessaires pour prendre la possession du pouvoir. En effet, il effectuait plutôt des études d’ophtalmologie à Londres et menait une vie paisible et discrète. De plus, il paraissait facilement influençable. Bref, nous voyons bien que Bachar devenait président uniquement à cause des circonstances. En d’autres mots, il prenait le pouvoir par défaut.
Cependant, afin d’éviter de laisser son fils dans des galères, Hafez prit 6 ans pour former et initier son fils à la vie présidentielle. Passant par l’affaire du Liban ainsi que par les questions plutôt régionales, son père lui confiera divers dossiers afin d’évaluer ses aptitudes. En gros, il fut son possible. Certes, Bachar ne possédait pas une aussi belle réputation que celle de son frère aux yeux de la population. Afin de remédier à la situation, il mènera une campagne anticorruption dans le but de cibler les gens nuisibles à sa succession puis il prendra possession de la Syrien Computer Society pour y rebâtir son image. Lors du processus de succession, Bachar ainsi que son père prendront les mesures nécessaires afin de remplacer certains fonctionnaires afin de s’assurer de leur fidélité.
Le jour J arrive finalement, le 10 juin 2000 le décès de Hafez est annoncé puis la course à la succession débute officiellement. Bachar obtiendra 97,2% des voies, mais il faut prendre en considération qu’il était l’unique candidat à la présidence. Ainsi, 17 juillet, il prend officiellement le pouvoir. Bachar promet une démocratie, mais pas une démocratie telle qu’on ne l’a connaît. En fait, selon ses propos, il n’est pas possible d’instaurer une démocratie occidentale en Syrie puisque ça ne concorde pas avec le fonctionnement du pays, etc., certes il ne donnera pas plus de détail… Certaines promesses tardent à se faire valoir, cela crée de l’impatience au sein de la population. Première tentative d’opposition : Un vaste mouvement de prise de parole, aussi nommé printemps de Damas, se crée par l’entremise de salon privé. Diverses discussions dont notamment les droits de l’homme syrien y sont discutées. Certes, le président réagira rapidement en leur instaurant des limites à ne pas franchir dans leurs discussions, des conditions seront instaurées et des arrestations auront lieu. Cette première défaite ne découragera pas pour autant le peuple syrien puisqu’une deuxième tentative d’opposition prendra forme en 2005.
Au cours de l’histoire, La Syrie vivra quelques évènements plutôt difficiles autant sur le plan régional qu’international. Cela commence lorsque le 24 mai 2000 Elhoud Barak évacue le sud du Liban, ce qui va faire en sorte que le nouveau président n’a plus aucun motif pour justifier la présence syrienne au Liban. Ensuite, lors de l’année 2001, Bachar devra faire face au nouveau président des états unis, Georges Bush, qui est déterminé à déstabiliser son régime. Comme si ce n’était pas assez, suite à l’attentat du 11 septembre 2001, les États-Unis vont encore plus serrer leurs mesures, ce qui n’avantage aucunement la Syrie. De plus, la Syrie sera accusée d’être en quelque sorte un allié de l’Irak dû au fait que le pays ne surveillait pas suffisamment ses frontières. La Syrie nie ses faits et assure qu’elle fait son possible. Certes, les États-Unis, étant persuadés de leurs propos, vont lancer un raid meurtrier en 2008 afin de prouver qu’il n’y a pas de sanctuaire protégé. À cause de toute cette situation, les États-Unis finissent par conclure que la Syrie est alliée à des mouvements terroristes puis ils finissent par sanctionner ce pays. Ceci veut dire : interdiction presque totale des exportations, exclusion des avions syriens des aéroports syriens, etc. Les États-Unis, déterminés à déstabiliser le régime politique de la Syrie se trouve un allié : La France. En effet, le président Chirac était d’accord avec cette idée puisqu’il avait fait son possible pour venir en aide à Assad, mais n’a récolté que des déceptions. Leur but? Ils veulent reconstruire le grand Orient avec leur vision de réformes démocratiques sociales et économiques.
Les pressions ne cessent de s’accumuler sur la Syrie pour qu’elle se détache du Liban. Par ailleurs, le 14 février 2005, un attentat qui a lieu à Beyrouth coutera la vie de 21 personnes ainsi qu’à Rafic Hariri et la Syrie sera initialement jugée responsable de ce dernier. Cependant, après de recherches plus approfondies, on découvrira que ce n’est pas les Syriens, mais bien une unité du Hezbolla qui est à l’origine de ce drame. Ensuite, il y aura divers assassinats de personnalité anti Syrienne sur les terres libanaises : le 2 juin 2005, le 21 juin 2005, le 12 décembre 2005, le 21 novembre 2006, etc. Comme si tous ses problèmes n’étaient pas suffisants, la Syrie sera jugée suspecte dans une affaire de nucléaire en 2007. Bref, tous ses problèmes feront en sorte que la Syrie se verra isolée de tous pendant une longue période, excepté de l’Iran et de la Turquie.
Cependant à leur grande surprise, la Syrie reçut une aide inattendue : celle du nouveau président de France, Nicolas Sarkozy. Ce dernier va chercher à restaurer les relations bilatérales. Ceci permettra à Bachar de revenir au cœur des relations diplomatiques régionales. De plus, suite à l’élection de Barack Obama, il y a en quelque sorte un apaisement entre les deux pays (États-Unis & la Syrie). Certes, malgré le fait que les choses semblent aller pour le mieux au niveau international, ce n’est pas pour autant que le calme règne au niveau régional…

Années 2011
Maintenant, que nous connaissons un peu le passé historique de la Syrie, parlons du drame… Tout à commencer lorsque des révoltes se produisaient en Tunisie suite au départ du président. La Syrie s’est montrée compréhensive et décide de créer une manifestation du début du deuxième mois de l’année. Certes, cette manifestation fut un échec puisqu’elle ne réussit pas à mobiliser une grande partie de la population étant donné que tous sont très méfiants due à leur passé sanglotant. Malgré leur dur passé, Bachar al-Assad se montre très confiant et affirme qu’il est un exemple. En fait, selon lui, la clé du succès est d’être à l’écoute du peuple. Cependant, le peuple ne semble pas en accord avec ses dires…
En effet, le peuple commence à organiser des manifestations dans le contexte du printemps de Damas, en faveur de la démocratie, ce qui va à l’encontre du régime dirigé par le président. Par exemple, un groupe d’une dizaine d’adolescents sera arrêté lorsqu’ils écriront sur des murs ‘’ Le peuple veut la chute du régime’’. Bref, les autorités prennent la situation en main d’une manière très violente. En effet, ils ont recours à : arrestation, emprisonnement, maltraitance d’enfants, etc. Les manifestations pacifiques ne cessent de se multiplier à travers les villes.
Peu à peu, des forces d’opposition vont commencer à se structurer afin de répondre aux besoins par rapport à la répression. Ces derniers reposeront principalement sur des comités de coordination locaux (CCL). Éventuellement, elle deviendra la principale structure d’opposition puis le 23 aout 2011, un conseil national syrien est instauré à Istanbul dans le but de coordonner la lutte contre le régime syrien. Certes, il fera face à de nombreuses critiques…
Les meurtres ainsi que les drames s’enchainent les uns après les autres et commencent à prendre de plus en plus d’ampleurs sur le pays : des nouvelles villes sont atteintes. Ainsi, la situation désastreuse de la Syrie va attirer l’œil et l’empathie de plusieurs pays qui s’étaient montrés plus au moins distant au début. Ces derniers, composés notamment des pays arabes et occidentaux, vont prendre le dossier de la Syrie en main. Barack Obama va même aller jusqu’au point de dire que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimer aux yeux de son peuple. Cependant, la Russie, étant un allié de longue date de la Syrie, est un des seuls pays à s’opposer aux résolutions de l’ONU. Selon ce pays, la situation syrienne n’est pas une menace pour le monde. En agissant de la sorte, la Russie espère profondément garder son dernier allié qui lui reste du Proche Orient.
Malgré les centaines de milliers de morts déclarés par l’ONU qui atteignent les 5000 personnes, Bachar Al-Assad est déterminé à garder ses positions. Nous pouvons lui reprocher diverses erreurs, telles qu’usage abusif de la force, promesses non appliquées, refus de visa aux journalistes, etc. La liste est longue! Par ailleurs, Bachar fera face à de multiples accusations telles que de ‘’crime contre l’humanité’’ & la Syrie perdra tous ses alliés, excepté l’Irak ainsi que l’Iran. En 2012, les attaques contre les manifestants commencent à devenir de plus en plus violentes et sanglantes. Des affrontements entre les unités de l’armée se font jour et nuit puis des réfugiés se dirigent vers la Turquie, la Jordanie ainsi qu’au Liban.
Un résultat de ses combats prend naissance le 26 février 2012 : un référendum en vue d’une nouvelle constitution est organisé. En effet, c’était une des principales revendications des manifestants. 57% de la population s’est rendu pour voter & 89% d’entre eux en voté en faveur de cette dernière. Certes, ceci aura un impact négatif puisque cela donne plus de pouvoir au président, ce qui lui permet de garder le pouvoir pendant encore 16 ans. Maintenant, nous le monde se retourne vers Kofi Annan, ancien secrétaire de l’ONU, pour remédier à cette situation qui ne cesse de s’aggraver…Kofi Annan va alors essayer d’établir un plan basé sur une aide humanitaire, un arrêt des hostilités, la libération des détenus, etc. Malheureusement, malgré les efforts employés, à la fin du mois de mai 2012, le nombre de morts atteint les 10 000 personnes. Toutefois, il est important de souligner que Kofi fera diverses autres tentatives, malgré les échecs.
Quelques temps après la perte de 3 de leurs dirigeants, l’armée syrienne libre décide de se lancer dans une nouvelle lutte : elle lance des offensives à Damas et attaque Alep. Depuis le début des révoltes, Damas et Alep étaient deux villes plutôt à l’écart. Certes, l’ASL décide de commencer une attaque et annonce que cette dernière ne cessera que lorsque Damas aura chuté. Par ailleurs, malgré le fait que la situation du régime Syrien ne va que du pire en pire, le fait qu’il ait conservé des alliances, dont notamment celle avec la Russie et l’Iran, lui permet de survivre. Éventuellement, les pays occidentaux se verront complétement détacher de la Syrie dû au fait qu’ils étaient alliés au Qatar ainsi qu’à l’Arabie-Saoudite.
Toujours en 2012, une coalition plus élargie prendra forme au Qatar. Cette dernière a été créée sous pression des États-Unis, car la situation s’aggrave avec la présence des djihadistes au côté de l’ASL. En gros, ils jugent que le CNS ne suffit plus pour former l’opposition. Ils n’avaient pas tort de penser ça puisque les conflits seront en montée croissante. Face à cette situation, La France et la grande Bretagne, plus principalement Paris et Londres, vont vouloir créer une initiative franco-britannique afin de fournir des armes aux rebelles. Certes, ils craignent que ces armes ne se retrouvent entre les mauvaises mains et que la situation se retourne contre eux.
Suite aux accusations qui avait été portées contre le gouvernement syrien, il finira par avouer en 2012 qu’il possede.Pour sa defense, il affirme quil ne compte pas l’utiliser contre sa population…Mais contre qui compte-t-il le faire alors? Il est clair que la Syrie devient de plus en plus menacante pour tous, ce qui réduit laide quelle recoit. Ainsi nous tombons dans un cercle vissieux de violence et de tentatives daide qui ne font quechouer.

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