Structural Functionalism – Bronislaw Malinowski

Initiée par Bronislaw Malinowski, le fonctionnalisme est un modèle d’analyse basé sur une nouvelle vision de la société. Dans cette théorie, la société est considérée non pas comme un simple agrégat d’éléments distincts, mais un système dont chaque composante est importante et existe pour une raison. Chaque élément de cet ensemble possède donc une fonction qui contribue à la stabilité de la société. Avec la sociologie, va se développer la notion de rôle social qui est rattaché au statut de l’individu au sein de la société.

En effet, de façon voulue ou involontaire, le simple fait d’exister nous assigne un statut en rapport avec notre groupe d’appartenance. Et chaque statut implique un certain nombre de rôles. Par exemple, lorsqu’un enfant nait, il hérite socialement d’un certain nombre de droits et devoirs vis à vis de sa famille. C’est pareil pour un président d’association. C’est un statut volontaire qui implique des obligations, les membres de son associations ont des attentes vis à vis de lui. Ainsi, chaque individu a son importance dans le système en ce sens qu’il participe de la survie de la société. Néanmoins, ces rôles ne sont pas statiques et peuvent évoluer.. Les individus étant pris dans un environnement évolutif, changeant, certains rôles s’adaptent en fonction d’une situation ou d’une autre.

Dès lors qu’un individu n’arrive plus à jouer son rôle, il y’ a un dysfonctionnement du système.

Prenons l’exemple de la chaîne. Si l’on considère la société comme une chaîne et chaque individu qui la compose comme les maillons de cette chaîne, il suffit qu’un maillon soit défaillant pour que la chaîne entière soit défaillante.

Plusieurs raison peuvent empêcher un individu d’accomplir son rôle. Mais pour notre analyse, nous nous intéresserons particulièrement aux problèmes de santé.
C’est un état qui s’impose à l’individu et qu’on ne peut pas toujours maîtriser. Certains problèmes de santé comme les maux de tête passagers n’ont pas forcément un grand impact dans la vie de l’homme. Par contre, pour des maladies comme le cancer, ou les accidents vasculaires cardiaques qui fragilisent et immobilisent le patient, la portée est beaucoup plus importante. Il devient impossible pour les personnes dans ces situations de remplir leurs fonctions que ce soit au sein de leur famille, de leur travail ou tout autre groupe auquel elles appartiennent et tout le système en est affecté. L’impact de la maladie se perçoit donc tant au niveau micro que macro car, en plus de faire souffrir l’individu malade (pouvant aller jusqu’à la mort), les problèmes de santé peuvent entraîner un dysfonctionnement de la société. Dès lors, la santé devient nécessairement un objet d’étude pour la sociologie dont l’objectif est de comprendre et stabiliser ce système.

De ce qui précède, nous pouvons considérer la maladie comme une menace à la stabilité de la société. Dans La santé (1989), d’Houtaud et George Field nous présentent la médecine scientifique comme une “réponse sociale à la maladie”. En effet, ils expliquent que « ces modalités sont des entités culturelles : ce sont des idées, des conceptions, des prescriptions, des recettes, des méthodes, que le personnel de santé emploie pour faire face aux problèmes (…) Mais cette analyse culturelle du système de santé ne serait pas complète, si l’on examinait pas aussi l’aspect sociologique.» (p.211) Le traitement et la prise en charge des maladies, institutions médicales, les politiques de santé publique constituent alors des méthodes mises en place par l’homme pour assurer la survie de la société et lutter contre l’incapacité du système pouvant découler de ces problèmes de santé et/ou de la mort.

Dès lors, en quoi les sciences sociales, en s’intéressant à la santé, pourraient apporter un plus dans la lutte contre la menace que constitue la maladie ?

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