Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Le virus de l’immunodéficience humaine, ou VIH, est un virus qui attaque le système immunitaire et qui affaibli les défenses naturelles du corps. Cette maladie touche environ 35 millions de gens à travers le monde soit 2/3 en Afrique subsaharienne. Il s’agit d’un ITS, soit d’une maladie transmise sexuellement. L’infection se fait par les fluides corporels tels que le sang, le sperme et les sécrétions vaginales. La peau est une barrière physique pour ce virus, qui s’infiltre plutôt par les muqueuses [1]. Une personne infectée par le VIH peut contracter des infections ou des maladies qui deviennent difficiles à traiter, mais en temps normal sont faciles à combattre via le système immunitaire sain [3]. Ces maladies sont dites opportunistes puisqu’elles prennent avantage de la faiblesse du système immunitaire pour se développer (par exemple les pneumonies).

Avec le temps, une infection par le VIH non traité évolue vers le SIDA, qui est le syndrome d’immunodéficience acquise [2]. Le SIDA est la dernière phase de l’infection du VIH : phase où il y a combinaison du VIH et de certaines maladies opportunistes [4]. Bien que les symptômes du VIH puissent être latents, ils sont généralement similaires à ceux de la grippe, soit de la fièvre, des maux de gorge et de tête ainsi que des douleurs musculaires [3]. Sans traitement, une personne atteinte du SIDA (séropositive) peut survivre de quelques mois à trois ans [4]. Le SIDA est toutefois une maladie chronique; le traitement doit être continu et il n’est pas possible d’en guérir [1].

Causes et symptômes du SIDA

Le SIDA est une infection du VIH, donc il n’est pas possible de « l’attraper » en tant que tel. Par contre, le VIH se transmet par les fluides corporels de la personne séropositive tels que le sang, les fluides vaginaux, les fluides rectaux, le sperme et le lait maternel. La peau est une barrière à cette infection qui entre dans l’organisme plutôt par les lésions cutanées et les muqueuses [6]. Par conséquent, il est donc possible d’être infecté par le VIH durant une relation sexuelle non protégée, par transmission d’aiguilles lors d’usage de drogues, durant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement [5].

Chez personnes séropositives, les symptômes, bien qu’apparents, ne leur permettent pas de clairement les associer avec le VIH. En effet, les symptômes sont en général similaires à ceux de la grippe. Les ganglions peuvent aussi être plus enflés au niveau du cou, des aisselles et de l’aine. L’infection de ce virus peut entrainer des vomissements, des nausées et de la diarrhée ainsi qu’une perte de poids importante [7]. Certaines personnes atteintes du VIH n’ont pas de symptômes, puisque la maladie est latente (en état de dormance) [8].  L’apparition de symptômes se fait entre 2 et 4 semaines suite à l’infection. Ces symptômes sont toutefois la première phase de l’infection de ce virus, puisqu’ils disparaissent après 1 à 3 semaines. Le virus entre alors dans une phase de latence où la personne reste infectée, mais ne présente plus de symptômes [7].

Description des organes et/ou systèmes et/ou mécanismes impliqués

Le VIH est une maladie qui affecte le système immunitaire. Par contre, contrairement aux autres virus, il affecte les lymphocytes T CD4. Ces cellules déclenchent en temps normal la réponse immunitaire lors de l’intrusion d’un agent pathogène dans l’organisme. Le virus infecte ces cellules et déclenche leur apoptose [1]. Les cellules qui possèdent la molécule CD4 membranaire sont celles des muqueuses (cellules de Langherans), du sang, des ganglions, de la rate, moelle osseuse et du thymus. Les cellules de Langherans sont en général les premières à être infectées par le virus lors d’une transmission sexuelle [11]. Les organes lymphoïdes primaires (thymus et moelle osseuse) sont ceux qui produisent et qui favorisent le développement des lymphocytes dans l’organisme. Les organes lymphoïdes secondaires (ganglions, rate, amygdales …) constituent une réserve de lymphocytes et sont le lieu d’action de ces cellules immunitaires (activation et différenciation des cellules) [12]. Plus la concentration du virus est élevée, plus les organes fabriquant les lymphocytes CD4 sont envahis du virus de l’immunodéficience humaine. Peu à peu, ces organes arrêtent de produire des lymphocytes CD4 dû à leur vitesse de destruction qui est supérieure à celle de production. À la longue, ces organes finissent par être détruits par le virus [11].

Méthodes possibles de prévention et traitement de la maladie

Il n’existe pas de traitement contre le VIH ou le SIDA puisque le virus reste dans l’organisme de la personne infectée. Les personnes séropositives doivent être suivies médicalement pour contrôler le virus et empêcher la détérioration de l’état de santé suite à l’infection. Ces personnes doivent prendre des médicaments antiviraux tout au long de leur vie pour contrôler l’infection [3]. Ce traitement antirétroviral diminue les risques de transmission du virus, puisqu’une personne avec une charge virale indétectable (CVI) pendant plus de 6 mois n’est plus contagieuse [10]. Il n’y a pas de vaccin existant pour prévenir une infection par le VIH, puisque ce vaccin est très difficile à développer compte tenu du fait que ce virus possède plusieurs souches et qu’il est très variable [9]. Par contre, il est possible de prévenir l’infection en utilisant un condom lors des relations sexuelles pour minimiser les contacts directs avec les muqueuses [3]. Il est impératif de limiter les contacts entre les liquides biologiques et le sang avec des lésions cutanées et les muqueuses de l’organisme. En effet, ce sont les principales portes d’entrée pour les agents pathogènes dans l’organisme [4].

La transmission du VIH ou du SIDA ne peut pas se faire lors de gestes ou activités quotidiennes tels que serrer la main et donner la bise. Les personnes vivant avec le VIH peuvent donc avoir un train de vie normal, sans être affectés par leur condition [3]. Des médicaments antiviraux peuvent aussi diminuer le risque de transmission du virus, puisqu’ils suppriment la charge virale dans les fluides de l’organisme [6]. Toutefois, la concentration du virus est toujours plus élevée dans les liquides biologiques que dans le sang. Même si après une analyse du sang la concentration du virus est minime, cela ne signifie pas qu’il n’y a plus de virus dans les fluides vaginaux ou dans le sperme [4]. Après une exposition au virus, il est possible de prendre des médicaments antiviraux directement après la contamination soit 72 après l’exposition au virus durant une période de 4 semaines. Cette méthode est la prophylaxie post-exposition (PPE) et aide à réduire les risques d’infection [6].