La vie et la mort dans les poèmes de Charles Baudelaire

Entre la vie et la mort / Désir et horreur / Une vie éternel Les fleurs du mal est un recueil de poèmes écrit par Charles Baudelaire. Dès la sortie de son recueil, il a été fortement critiqué dû à la morale religieuse et publique de cet époque ce qui a amené Baudelaire à payer une importante amende (lepetitlitteraire.fr). Ses poèmes sont répartis entre 6 thèmes principaux, parmi eux le thème de la mort. Sous cette section, il explore ses émotions mélangées envers la vie et la mort. On sent qu’il y a une bataille de sentiments entre son amour pour la vie et la crainte de mourir ainsi que son ennuie vis-à vis du temps qui paraissait pour lui toujours comme infini. Ceci est démontré à travers son style d’écriture et l’utilisation de différents procédés d’écriture ainsi que sa vision et sa conception positif de la mort. Le présent travail fera une analyse de ces différents composants.

À travers LA MORT, on remarque que Charles Baudelaire à une conception très positive de la mort. Dans plusieurs de ses poèmes, il traite la mort comme un ultime remède du desespoire et des sentiments de malheurs. En prenant comme exemple le poème La mort des pauvres, “ C’est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre / C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir  / Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre / Et nous donne le coeur de marcher jusqu’au soir” (Page 180 ; Vers 1 à 4). Il nous dit que c’est la mort qui fait vivre et pour lui c’est le but d’une vie meilleur. La mort est traitée comme une façon de s’échapper de ses chagrins et de ses soucis. Dans le vers 6, “C’est la clarté vibrante à notre horizon noir”, la mort est comparé à la lumière au fond du tunnel noir. C’est un gain pour les pauvres pour toute la souffrance qu’ils ont vécu dans ce monde. Dans  La mort des amants, elle  est considéré comme une nouvelle vie ou les deux amants peuvent accéder l’idéal. “ Et plus tard un Ange entr’ouvrant les portes / Viendra ranimer fidèle et joyeux” (Page 179, vers 12,13). L’ange est une représentation positive de la mort, au lieu de séparer les amants elle leur réunit dans l’union parfaite pour toute éternité (commentairecompose.fr).

Cette description positif de la mort est aussi présente dans le poème La fin de la journée, où il compare le jour et la nuit à la vie et à la mort : “ La vie, Impudente et criarde / Aussi, sitôt qu’a l’horizon” (Page 182, Vers 3-4). La vie est impudente et criarde pour lui, c’est pour cela qu’il compare le jour à la vie. Cette description négative est en fait indirectement adressé à la vie à travers cette métaphore. Par la suite, “La nuit voluptueuse monte / Apaisant tout, même la faim / Effaçant tout, même la honte (Page 182, Vers 4-7), il compare la nuit à la mort. Il condamne le jour pour mieux défier la nuit. La nuit regorge de volupté et de calme tandis que le jour, “danse et se tord sans raison” (a.la.page.over-bloc.com). Ces exemples parmis d’autre démontre que Baudelaire considéré la mort comme un soulagement, comme le début d’une nouvelle vie dans un monde meilleur.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la section, on réalise que les idées de Baudelaire associé à la mort ne sont pas entièrement positive. Son style d’écriture ainsi que l’utilisation de différents procédés d’écriture établit qu’il a encore des doutes sur la mort. Ces sentiments opposés sont montré dans le poème Le rêve d’un curieux. Dans le vers 3-4, “ J’allais mourir. C’était dans mon âme amoureuse / désir mêlé d’horreur, un mal particulier” (page 180). Il exprime que son fort désir de mourir est suivie par des sentiments de peurs. Il considère sa comme un mal particulier puisque cette peur est très nouveau pour lui. Dans le prochain vers, “Angoisse et vif espoir, sans humeur factieuse”, ici baudelaire fait allusion à cette peur de mourir et en même temps l’espoire de vivre. Ce mélange de sentiments est aussi présent dans son style d’écriture. “ Connais-tu comme moi, la douleur savoureuse (…) / Angoisse et vif espoir (…) / Plus ma torture était âpre et délicieuse”. Dans ce poème, Baudelaire utilise beaucoup de figure de style comme l’oxymore qui renforce ses sentiments opposés. À travers ces oxymores, on remarque que Baudelaire exprime ses sentiments profonds en utilisant des mots opposés. “Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes” pour Baudelaire, Le voyage c’est un rêve d’enfant. L’enfant qui veut s’évader et partir dans d’autre univers. Mais malheureusement n’ayant pas les moyens de le faire. Il fait son voyage juste dans son imagination (ladisseration.com).

Dans le deuxième paragraph, “ Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme / Le coeur gros de rancune et de désirs amers / Berçant notre infini sur le fini des mers (Page 184, vers 1,3,4), il fait allusion au marins qui vont voyager et ils ne savent pas la fin de leurs voyage. Alors c’est comme ils vont vers l’inconnue  puisqu’ils vont navigué sur la mer ne sachant pas tous les dangers, tous les problèmes, tous les difficulté qu’ils vont faire faces. Ce “voyage” représente pour lui la fuite des difficultés de la vie, mais pour aller aussi vers la mort qui reste pour lui un monde inconnue. Dans la page 190, “Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres / Avec le cœur joyeux d’un jeune passager” (vers 17-18), la mer des ténèbres était une partie de l’atlantique considéré comme un lieu méconnues, les marins de son époque risquait de s’y perdre. Donc pour Baudelaire ce voyage était comme une aventure vers l’inconnue (études-littéraires). Dans le poème, La fin de la journée, “Le poéte se dit Enfin ! / Je vais me coucher sur le dos” (page 182, vers 8,12), dans cet extrait, on peut voire  qu’il est ennuyer et qu’il attend la fin. Vers la fin du poème Le Voyage, “Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre ! / Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons ! (…)  / Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !” (page 191, vers 1,7,8), une fois de plus, Baudelaire est toujours mêlés dans ses sentiments d’ennuie du temps qui passe pour lui si lentement qu’il a envie d’en finir ou de mourir et de passer vers le monde inconnue.

En conclusion, on sent que Charles Baudelaire est passé par des moments de déception et de peine. Pour s’échapper de sa réalité il exprimait par ses écrits ses sentiments mêlées entre le désir de vivre et l’horreur de s’échapper vers un nouveau monde qui est pour lui la mort. Il vivait ses émotions, ses chagrins tellement fort qu’il avait le pressentiment que ses moments finissait pas et on peut le ressentir dans les poèmes sous la section LA MORT.

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