La condamnation de Louis XVI

À partir du XVIIIe siècle, la monarchie s’affaiblie progressivement. Les crises économiques (liée à la crise agricole) et financières (liée aux dettes des guerres) poussent la crise de l’Ancien Régime.

La société d’ordres se fragilise, la Bourgeoisie et surtout le Tiers-États font faces à de nombreuses inégalités et ne possède aucune autorité politique. Ces inégalités suscitent des contestations de l’absolutisme. Face à ces difficultés, en Janvier 1789, Louis XVI convoque les états généraux.

Mais cela ne résout toujours pas les tensions puisque les députés du Tiers-États sont mis en minorité aux état généraux même s’ils représentent 96% de la population. Ainsi, le 17 juin, des députés du Tiers-États et quelques députés du clergé et de la noblesse forment une Assemblée nationale pour doter la France d’une constitution.

C’est la fin de l’Ancien Régime et de la monarchie absolue. Puis, c’est le début de la révolution dans laquelle la souveraineté nationale est instauré en 1789. Mais ce pouvoir politique suprême, exercée par l’État connait vite des limites.

En 1791, Louis XVI tente de fuir à Varennes mais il est ramené de force à Paris. Celui-ci est destitué le 10 août 1792 et connait un procès juridique du décembre 1792 au janvier 1793. Nous chercherons donc à savoir en quoi le procès de Louis XVI apparaît comme une rupture dans le déroulement de la Révolution.

Pour cela, nous étudierons les accusations portées sur Louis XVI. Puis, nous analyserons le déroulement du procès. Enfin, nous terminerons en traitant l’exécution de Louis XVI. Tout d’abord, en décembre 1792 débute le procès du roi, devenu le citoyen Louis Capet.

Celui-ci est défendu par trois avocats et est jugé par les députés de la Convention. Louis fait face à trente-trois chefs d’accusations. Parmi ces nombreux chefs d’accusations, on peut retenir quelques accusations importantes. Par exemple, Louis a tenté d’empêcher la réunion des états généraux. De même, il a envoyé des troupes contre l’Assemblée nationale et la population, puis leur a mis une pression militaire.

Encore, il a été accusé d’avoir passé une entente avec Léopold II et le roi de Prusse pour rétablir la monarchie française. Aussi, Louis Capet a mis son véto contre les prêtres réfractaires, c’est-à-dire contre les évêques qui refuse de prêter le serment de fidélité à la Constitution qui leur est imposé depuis le 1er décembre 1790.

Enfin, Louis Capet était reproché d’une multitude d’accusations lors de son procès. Ensuite, au cours de son procès, Louis Capet refuse d’accepter toutes les accusations portées sur lui. Il tente de se défendre et impose ses arguments. Il sait très bien qu’il est dans le pétrin et qu’il n’y peut rien y faire.

Encore, c’est la Convention qui le juge, il n’a donc que peu de sympathie à s’attendre de ces juges et de ces accusateurs puisque les deux se confondent. Tout de même, Louis ne se laisse pas faire. Le 15 janvier 1793, la Convention déclare Louis Capet coupable de conspiration contre la liberté publique. Ainsi, l’appel nominal sur la peine commence dès le prochain jour dans lequel quatre questions sont posés.

La première, Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d’attentats contre la sûreté général de l’État ?

89% des députés de la convention votent pour ‘‘oui’’.

La deuxième question, le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

Le ‘‘non’’ l’emporte avec 59%.

La troisième question, quelle peine sera infligée à Louis Capet ?

51% des députés votent pour la mort.

Enfin, la dernière question, y aura-t-il un sursis à l’exécution de Louis Capet ?

Le ‘‘non’’ l’emporte avec 55%.

Par conséquent, la partie républicaine remporte l’appel nominal, l’exécution de Louis XVI devient définitive. Le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté publiquement, après la sentence de mort votée par l’Assemblée. Louis XVI a été décapités par la guillotine, une invention inventée par Joseph-Ignace Guillotin.

Quelques instants avant son guillotinement, Louis Capet se rebiffe, il s’adresse au peuple et dit : ‘‘Je meurs innocent de tous les crimes dont on m’accuse. Je pardonne à ceux qui sont coupables à ma mort et je prie Dieu pour que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France’’.

Mais tous de suite, on fait rouler des tambours pour que l’on n’entende pas sa voix. Lors de son exécution, il est fait en sorte que Louis ne puisse pas parler au public pour éviter les lever des mouvements contre-révolutionnaires.

Encore, pour ne pas gêner l’exécution, de nombreux soldats sont présents autour de l’échafaud lors de l’exécution de Louis XVI. Enfin, après la mort de Louis sa tête est montrée au peuple.

La révolution se tourne donc vers une nouvelle phase : la République. En conclusion, le procès de Louis XVI apparaît comme une rupture dans le déroulement de la Révolution puisque qu’il y a une rupture au niveau politique.

On passe d’une monarchie constitutionnelle à une République. La République est proclamée le 22 septembre 1792. Suite à cela, la période de la Terreur et du Directoire prend place jusqu’au coup d’état de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799.

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