Gestion des déchets

Nous sommes tous responsables en matière de gestion des déchets. Le gouvernement ne cesse de faire des campagnes de sensibilisation sur l’importance de trier nos détritus entre la poubelle et les éléments recyclables. Mais notre responsabilité s’arrête-t-elle après avoir trier nos déchets dans nos différents bacs et après avoir consigné ses bouteilles? C’est un sujet de plus en plus important dans notre société et on se rend compte que ces gestes simples ne suffisent plus. Chaque personne, et entreprises sont maintenant responsables de réduire leur empreinte écologique, c’est à dire mettre plus d’efforts pour réduire le gaspillage, utiliser des matériaux réutilisables et trouver une utilité aux matériaux obsolètes lors de la production des entreprises. Présentement, la situation est loin d’être optimal, car la plupart des déchets non recyclables sont enfouis en sol canadien. On parle d’environ 5,2 millions de tonnes de déchets municipaux qui sont enfouies au Québec (1). La situation au Canada n’est pas très encourageante, les canadiens figurent parmi les plus grands producteurs de déchets dans le monde. Tous ces déchets doivent être enfouis à quelque part et plusieurs dépotoirs canadiens débordent. La manière de gérer notre disposition de ces déchets détermine à quel point un gouvernement est investi dans la cause. Plusieurs pays riches envoient leurs rebus dans des pays pauvres, donc ils ne règlent pas le problème, mais le passe à d’autre pays ou la réglementation est plus souple. La question se pose si ces mesures de gestion sont bien d’un point de vue éthique et juridique.

Problèmes éthiques

Un des principaux enjeux liés à la disposition des rebus de société est que chaque pays, entreprise et municipalité se concentrent sur leur propre gestion des détritus. Beaucoup d’entre eux vont mettre en place des politiques de gestions des déchets pour se donner une bonne image auprès de ses citoyens ou de ses clients. Le problème est que la gestion des rebus n’est pas seulement un problème régional ou même national, la planète entière est concernée. Par exemple, le Canada envoi beaucoup de déchets dans les pays asiatiques et les pays européens font de même avec l’Afrique. Nos pays sont propres, mais on utilise les autres comme des poubelles géantes et on les laisse avec des grands problèmes de propreté et des maladies liés à l’empilassions des déchets dans leur pays. Ça prouve à quel point nous sommes très loin d’être efficient en gestion des détritus au Canada et même si en surface notre gestion de l’industrie canadienne des déchets semble bonne, on refile simplement nos problèmes aux autres. La question de l’éthique se pose dans cette situation parce qu’on doit s’occuper des déchets peu importe où ils sont dans le monde, les enjeux environnementaux sont les mêmes et en envoyant nos déchets ailleurs, on ne participe en rien à la question environnementale du sujet. De plus, selon Philippe Mercure de Lapresse (3) « le Canada […] ait partie d’un petit groupe de pays qui bloquent une résolution visant à empêcher les pays développés d’envoyer leurs déchets dangereux vers les pays en voie de développement. »

Pour certaines personnes qui appliquent la théorie kantisme, du philosophe Emmanuel Kant, c’est la façon de penser qui soutient que c’est l’intention d’agir qui est le plus important dans une action. (2). Pour les gens qui applique cette théorie voit un problème éthique pour les pays développés qui utilise la faiblesse des pays plus pauvres comme un moyens de se débarrasser de toute la logistique nécessaire derrière une gestion des déchets responsables et respectant l’environnement. Selon un rapport de la Banque mondiale intitulé What a Waste 2.0, le monde produit 2,01 milliards de tonnes de déchets urbains solides par an, dont au moins 33 % ne sont pas traités correctement. (5). Il est certain que chaque pays a des responsabilités à prendre pour le bien de la planète. Il faut arrêter de regarder les statistiques individuelles des pays et se concentrer sur le problème. C’est à chacun de s’impliquer pour améliorer la situation mondiale.

Problèmes juridiques

D’un point de vue juridique, il y a certaines lois et conventions pour encadrer les pratiques de l’industrie. Par contre, les accords entre pays ne sont pas toujours bien respectés, surtout quand on parle de pays développés assez influents au niveau politique. Par exemple, la Convention de Bâle est sensée réglementer le transfert de déchets entre pays. Le Canada l’a ratifiée le 28 août 1992 et en 2009, 172 pays sont membres de la Convention. Mais dans les faits, plusieurs pays continuent à se débarrasser de leur rebus en les envoyant dans d’autre pays non-membres de la Convention. (4)

Les déchets de plastique marins constituent un problème mondial qui nécessite une action mondiale pour apporter de réels changements. Le 9 juin 2018, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont adopté la Charte sur les plastiques dans les océans afin de démontrer leur engagement à prendre des mesures concrètes et ambitieuses pour aborder le problème.
La Charte jette les bases nécessaires afin d’assurer que les plastiques sont conçus pour être réutilisés et recyclés. En signant la Charte, nos partenaires s’engagent à adopter une approche plus efficace en matière d’utilisation des ressources et de cycle de vie des plastiques sur terre et en mer. Grâce à des partenariats avec des entreprises, des organisations internationales et d’autres pays, nous pouvons accroître l’élan en faveur d’une action réelle contre la pollution par le plastique dans le monde. La Charte sur les plastiques dans les océans rassemble les principaux gouvernements, les entreprises et les organisations de la société civile afin qu’ils appuient ses objectifs et s’engagent à prendre des mesures pour promouvoir une gestion des plastiques durable et efficace sur le plan des ressources. (12)

Partie 2 :

Mesures prises pour améliorer la gestion des déchets

Depuis que les gens vivent en communauté et que la concentration de personnes dans les villes est devenus importante, la gestion des déchets est devenue un vrai problème pour ces sociétés. L’augmentation des détritus dans les grandes villes les rende insalubre et donne lieu à de nombreuse pandémie. Donc, au fil du temps on met de plus en plus d’emphase sur la propreté des cités afin d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et prévenir les maladies. On commence à évacuer les déchets des villes et à les nettoyer. Peu à peu, on se rend compte que l’incinération des déchets est une des meilleures solutions pour régler les problèmes de débordement qu’on commence à voir dans les décharges. De plus, la chaleur produite par l’incinération des déchets peut être utiliser comme source de chauffage. (6).

Aujourd’hui, les techniques ont évolué et plusieurs gouvernements utilisent l’incinération des détritus comme source d’énergie. Par exemple selon Isabelle Hachey de La presse : « en Suède, […] la presque totalité des ordures qui ne sont pas recyclées ou compostées est transformée en énergie servant à éclairer et chauffer les foyers du pays. ». C’est également un avantage économique, car pour fournir son besoin en énergie, la Suède importe des déchets de d’autres pays et ceux-ci paye pour ce service. (7). C’est une technique intéressante parce que tous les pays produisent des déchets qu’il soit pauvre ou riche. Donc, dans cette situation les détritus sont une vraie mine d’or pour les pays plus pauvres qui pourraient utiliser cette méthode pour produire de l’énergie à partir d’une ressource autosuffisante et peu couteuse, tout en améliorant les problèmes d’accumulation de déchets. Même situation pour les pays riche pour aider les débordements dans leurs dépotoirs. Si plusieurs gouvernements utilisaient l’incinération pour produire de l’énergie, on pourrait voir une industrie se développer ou les pays peuvent envoyer leurs déchets à d’autres qui en disposeraient au bénéfice de leur société.

Au Canada présentement on utilise beaucoup l’enfouissement comme méthode de disposition. Une fois ramasser, le processus de disposition des déchets ne fait que commencer. Il faut souvent trier les matériaux, récupérer les matières recyclables et pour finir, se débarrasser des détritus non réutilisables. L’enfouissement est grandement utilisé par les municipalités au Québec et on manque de plus en plus de place pour le faire. Dernièrement plusieurs municipalités québécoises se sont penchées sur le sujet pour trouver une alternative à la méthode actuelle. Plusieurs villes ont opté passer par leurs citoyens pour espérer réduire le nombre de déchets à enfouir. Par exemple, en Outaouais, l’ajout d’un troisième bac en plus de la poubelle et du recyclage au foyer résidentiel pour les détritus de matière organique a donné des résultats encourageants. La quantité de détritus envoyés à l’enfouissement a baissé de 20%. (8). Même s’il est vrai de nos méthodes de disposition des déchets est loin d’être idéale, une grande part de changement pourrait provenir directement des citoyens. Se sont eux qui ont le plus grand impact sur la production de déchets et un effort même minime de chaque citoyen pourrait faire une grande différence.

Je crois que le gros bout du bâton appartient au citoyen en matière de réduction des déchets, car « le déchet qui pollue le moins est celui qu’on ne produit pas. » Recyc-Québec (9). Premièrement, il faut éviter tous les produits jetables comme les ustensiles en plastique et les assiettes en carton, car on les jette après chaque utilisation. Donc, il serait préférable de mettre l’emphase sur les articles réutilisable comme la vaisselle, les pailles réutilisables, bouteille d’eau lavable pour éviter d’en acheter en plastique. On peut acheter des aliments en vrac pour éviter le plus possible les produits emballés individuellement. Il y a plein de petites habitudes que nous pourrions prendre et elles ne bouleverseraient pas vraiment nos habitudes de consommation. Il faudrait seulement porter un peu plus d’attention à nos activités courantes.

Responsabilité sociale des entreprises

Les grandes entreprises, notamment celles du secteur des ressources naturelles comme les mines, extraction pétrolière, secteur du bois et toutes grosses entreprises œuvrant dans des secteurs similaires ont été les premières à traiter des questions de responsabilités sociales. Elles l’ont fait en raison de leurs enjeux particuliers de relations avec les communautés locales, de respect des droits de l\’homme et d’impacts environnementaux. Depuis le début des années 2000, sous la pression de la société civile et des gouvernements mais aussi d\’une concurrence accrue, les démarches de développement durable et la gestion des déchets deviennent un incontournable dans la totalité des secteurs d\’activité.

Quant aux plus petites entreprises, si de plus en plus d\’entre elles se questionnent et entreprennent des démarches pour l’environnement, leur nombre est encore très limité et les démarches ont encore moins d’impacts sur la société que celle des grandes entreprises. Par contre, plusieurs nouvelles entreprises se spécialisent maintenant en gestion des déchets et de l’environnement avec comme objectif d’aider les plus grandes entreprises et les communautés dans ce domaine. On peut penser à La Société de gestion environnementale (SGE) qui œuvre au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Les entreprises ont des responsabilités non seulement envers ses actionnaires et ses partenaires commerciaux, mais également avec ses clients, ses employés et la communauté dans laquelle elle œuvre. Les mesures prisent par une entreprise sont un facteur clé pour la gestion des déchets de tout le milieu dans laquelle elle évolue. Par exemple, prendre de bonnes habitudes de recyclage et diminuer sa consommation de papier peuvent conscientiser les employés à la cause et du même coup, se propager en dehors du travail pour éventuellement s’étendre dans la communauté au complet. Car aujourd’hui, les relations entre entreprises et communautés, l’acceptabilité́ sociale et être entreprise citoyenne qui montre l’exemple et qui fait sa part sont presque aussi importante pour une entreprise que la réalisation de profit, parce que l’image d’une entreprise est essentielle pour réussir.

Plusieurs PME ont été créées pour mettre en marché des produits conçus pour la protection de l’environnement. Par exemple, KEAR\’S est une ligne de vêtements, maillots de bain et d\’accessoires toujours conçue à partir de matières recyclées. Certaines matières proviennent de filets à poisson retirés de l\’océan, de bouteilles d\’eau recyclées, de retailles textiles (d\’autres productions) et de morceaux de tapis usagés. Donc à chaque achat, vous contribuez avec nous au nettoyage de l\’océan et à donner une deuxième vie à certaines matières. Nous avons comme objectif d\’avoir un impact positif sur la planète. KEAR\’S s\’engage à considérer le respect de l\’environnement à chacune de ses décisions d’affaires, pour ainsi progresser vers le changement.
Nous tenons aussi à avoir un impact au niveau humain. Pour nous, chaque personne est belle et égale, homme, femme, gai, lesbienne, bisexuel, blanc, noir, vert, turquoise, grand, petit, à lunette, à verre de contact, sans lunette, gros yeux, grandes jambes, un peu trop orgueilleux, drôle de rire, coquin, original, straight, alien. Toute personne devrait pouvoir être telle qu\’elle est et ne pas avoir peur de s\’affirmer

On peut voir les motivations des jeunes entrepreneurs tendent de plus en plus dans ce sens comme nous l’explique la fondatrice de Kear’s Rose Guillemette, « Une chose a toujours été crucial pour moi, je n\’ai jamais eu l\’intention de faire des vêtements que pour vendre des vêtements… Je conçois des vêtements de matières recyclées pour CHANGER les choses, voilà où je m\’en vais. Je ne comprends même pas les compagnies qui continuent d\’utiliser de nouvelles matières au lieu d\’en recycler ou de réutiliser celles qui existent déjà. Imaginez tous les vêtements produits et jetés partout dans le monde. » (11)

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