La politique linguistique en Algérie

Chapitre II : Le statut des langues des médias en Algérie.A travers, notre recherche sommaire sur les médias en Algérie,nous nous efforçons à travers notre réflexion sur cette moyen de communication d’ont esquisée notre idées.La complexité de statut sociolinguistique en Algérie est souvent qualifiée à raison de «complexe » entre les autres, d’une forme de cohabitation ou s’affrontent c’est àdire leplurilinguisme deplusieurs variété linguistique, essentiellementl’Arabe classique, l’Arabe dialectal, le Tamazight (ou Berbère) et le Français. Dans le champ médiatique et aussidans les publications spécialisées etla presse générale périodique. Ces langues et ces leurs variétés sont la conséquence de l’histoire de la région et sa situation géographique qui une place au confluent de plusieurs courants ouverture ou le monde.De ce fait,au passage dit «média» les médias est un moyen de communication est lorsqu’il y a une commercialisation d’espaces publicitaires ou numérique la réservation de l’espace pub s’achète ou s’échange.En sorte que ce terme emploi dans des supports dans lesquels des informations sont diffusés à travers des articles, des coraniques aux autres.Qui comprendre : La Télévision, La Presse, L’internet et La Radio, ont été créés pour faciliter.En ce sens, le média est un procède qui permettant la distribution, la diffusion ou la communication d’ouvrede documents ou de messages, Selon Joseph, A. De Vito (1993) :«Il y a communication lorsqu’on émet ou on reçoit les messages et lorsqu’on donne une signification aux signaux d’une autre personne».Ces dernières, toutes les informations qui a été transformé fait au moyen d’un message qui a reçu une certaine forme qui a été codé. U XXème siècle, et selon G. Siouffi, il est intéressant de remarquer que : « se sont développées aussi bien les théories linguistiques que les théories générales de la communication, le parallèle invite à se poser la question des liens qui existent entre langage et communication … ». À ce titre le« média » rencontre une grande extase du public reflet des évolutions auprès sociales, constitue un support particulièrement utile et intéressant pour développer la réflexion et l’action à propos des grands enjeux de sociétéDourari Abderrezak note à ce propos que c’est « l’analyse et la conceptualisation des pratiques langagières effectives des Algériens qui constitueront les principes devant guider la reconstruction du champ de la pensée sociolinguistique algérienne et non pas les concepts issus de la description de situations particulières empruntées à d’autres sociétés ».. En effet, le média est ici intégralement mis au service d’une éducation critique en mobilisant les adultes autour d’un enjeu de société face à la nécessité de communiquer le plus efficacement et adéquatement possible les projets citoyens .Dans ce chapitre, nous nous s’intéressions aux médias audiovisuels particulièrement la télévision, nous nous essayerons de montrer l’utilité des médias et les langues en Algérie : à ce niveau nous avons traitées les points suivants :-Le français dans le secteur médiatique en Algérie.-La télévision et la radio.-L’arabe institutionnel dans les médias.-Les langues utilisées dans les médias en Algérie.-Le statut des langues dans les médias en Algérie.-Le statut socioculturel des chaines télévisées.1-Le français dans le secteur médiatiqueLorsqu’on parle de la langue française en Algérie, on met l’accent sur les médias soit la télévision et des radios locales ou nationales. Elle se trouve mêlée aux langues avec lesquelles elle coexistent en contexte ordinaire par exemple des émissions sociales, culturelles et politiques on exprimant en langue française. En tant que, nous trouvons plusieurs quotidiens locaux, régionaux et hebdomadaire se partage le champ de presse écrite francophone en Algérie.En outre,la langue française en Algérie est sa situationest assez particulière.Le BENNACERmahmoud affirme que « Il est significatif de dire, par ailleurs, que le français en dépit de son statut officiel langue étrangère en Algérie, il demeure convoité par les responsables politiques, car ces derniers savent pertinemment que l’arabe écrit ne pourra assurer complétement la fonction qu’on lui accorde […] Pratiquement, le Français se réserve une place en Algérie et il est toujours au contact permanant des langues algériennes.».En effet, la langue française,après l’indépendance du pays,toujours occupeune place dans la vie et tousles domaines de publique d’un statut privilégié largedans la vie des Algériens. Puis,sa large utilisation dans secteurs économiques différents (privés etpublics) et administratifs, lorsque cette usage est marqué par une forme de métissage linguistique, se trouvant associée à des langues et à leurs variétés. Cet usage particulier de la langue française s’étend, à l’évidence, jusqu’aux médias et se manifeste, dans le francophone dans la presse écriteet de créativité langagière d’un forme de l’alternance codiqueextrêmement riches. Elles sont rendues possibles grâce à la prise de conscience des journalistes algérienset des enjeux linguistiques et sociolinguistiques et très importance dans l’instauration d’une identité propre à leur écriture, et ce dans la plupart des journauxde locaux1-1 La Télévision La télévision est un outil médiatique qui représente un moyen éminent de la communication sociale et culturelle. De plus, cet outil est de manière générale un support qui permet la construction et la communication des attitudes dans différentes situations qui se transmettent de manière rapide et efficace à travers la convention entre l’image et le son. Également les idées Elle véhicule, pour la culture detéléspectateur qui est en relation perpétuelle avec le téléviseur.L’entreprise nationale de télévision algérienne (ENTV) compose de cinq chaînes de télévision : Télévision algérienne nationale (en arabe), Canal Algérie (en français), Algérie 3 (en arabe) Tamazight TV 4 (en tamazight) et coran TV 5 (en arabe). Tout en exerçant un contrôle sur les émissions et les programmes diffusés par l’état.1-2 La Radio« La radio est le média le plus populaire et le plus courant. C\’est le moyen de communication immédiat par excellence. Son avantage par rapport à d\’autres médias est l\’immédiateté. On lui confère à la culture de l\’oralité».Il existe en Algérie une entreprise qui s’appelle « Entreprise nationale de radiodiffusion sonore » (ENRS), elle administre trois stations nationales (chaîne 1), (chaîne 2) et (chaîne 3), deux stations thématiques (radio coran) et (radio-culture), une station internationale (radio-Algérie internationale) et plusieurs stations régionales. « La communication radiophonique ne se fait de personne en personne. C\’est ce qui met en confiance les auditeurs. C\’est un média de son, de l\’oralité. C\’est le média le plus accessible à tous. Il est radicalement nouveau. Les messages sont reçus à l\’instant même où ils sont transmis. Les messages atteignent instantanément tous les membres d\’une population dispersée».Cependant, la langue française se trouve fortement mêlée aux langues avec lesquelles elles coexistent en contexte ordinaire. Ces deux supports (télévision et radio) disposent de différentes chaines où l’intégralité des diffusions se fait en langue française. 2. L’Arabe institutionnel dans les médias.Appelé aussi scolaire, moderne et officiel, il occupe la première place dans les Medias publics notamment dans les chaînes de télévision algériennes, l’ENTV, El Djazairia El Ardia (l’Algérienne terrestre) et la chaîne de radios nationale une. En ce qui concerne, les radios locales, les bulletins d’information et les prêches religieux certaines émissions se font exclusivement en arabe institutionnel mais au moment où il y’a ouverture du champ aux auditeurs, ces derniers recourent aux langues premières que certains font alterner avec le français et d’autres utilisent un arabe médian, c’est un système linguistique semblable à l’arabe algérien ou le lexique peut être emprunté à l’arabe classique. Certains animateurs de radio ou de télévision utilisent l’arabe médian afin d’adapter plus ou moins leur langage à celui de l’auditeur ou à celui de l’invité de l’émission. I. CHACHOU définit l’arabe médian comme suit « La non-maîtrise de l’arabe institutionnel qui commande le recours à une sorte de mixage impliquant l’arabe institutionnel et l’arabe algérien». 3. Les langues d’usage dans les médias en Algérie.3.1. L’Arabe standardLa langueofficielle etnationale de la république algérienne depuis l’indépendance en 1962, qui on appelle d’arabisation exprimée par l’état algérien en résulte de recouvrerde la culture nationale quasiment effacée par la présence coloniale en Algérie plus d’un siècle. L’arabisation a consisté au début à introduire la langue arabe dans le secteur éducatif ou le système scolaire national comme langue d’enseignement du primaire au secondaire. Depuis, le secteur est touchéede la fonction Publique, en 1968. Puis, en 1971, c’était le tour du secteur universitaire, c’est-à-dire L’enseignement supérieur, où les filières des sciences sociales étaient totalement arabisées L’année 1980/1981. Cette politique d’arabisation avait deux objectifs : « L’un explicite, L’autre implicite. Le premier consistait à remplacer la langue française par la langue Arabe dans tous ses usages en Algérie, le second visait à faire tenir à la langue standard Unique la place des langues parlées multiples, arabes et surtout berbères. »3-2 L’Arabe Algérien (dialectal)Est la principale langue véhiculaire d’Algérie c’est le plus utilisé pour communiquer de la plupart des algériens, dit l’arabe algérien ou l’arabe dialectal est composéeleur langue maternelle avec ses différentes diverses variétés. Ces diverses variétés de l’arabe classique par son vocabulaire, sa morphologie, sa syntaxe, et surtout sa prononciation. De plus de locuteurs de cette langue va jusqu’à 35 millions en Algérie et 2 millions à l’étranger l’arabe dialectal appelé en Algérie Derdja « Ces dialectes constituent la langue maternelle de la majorité des Algériens et sont le véhicule d’une culture populaire riche et variée ; par leur étonnante vitalité, les parlers algériens témoignent d’une formidable résistance face à la stigmatisation et au rejet que véhiculent à leur égard les normes culturelles dominantes » Est employé dans les échanges verbaux de tous les jours entre amis, famille, la chanson algérienne surtout la musique Rai, et dans des situations formelles comme dans le domaine journalistique, justice, dans l’enseignement…etc. K. ORECCHIONI entend par l’interaction, le fait que « tout au long du déroulement de L’échange, les différents partenaires en présence exercent les uns sur les autres des influences, qu’ils doivent en interactionnelle que tous les évènements conversationnels donnent lieu à d’incessantes négociations explicites ou implicites qui concernent aussi bien la forme et le style de l’échange que sa structuration»Permanence ajuster leurs comportements respectifs grâce à des mécanismes de régulation et de synchronisation Parce qu’il n’est pas reconnu comme langue officielle. J-L. Calvet voit en elle : « tout échange linguistique entre deux locuteurs » .C’est une langue qui n’a pas de règles ni de code elle se parle, mélange avec le Français etle kabyle et comprend par toute la communauté linguistique arabophone.3-3 TamazightC’est la langue maternelle d’une minorité, soit 10% de l’ensemble des habitants de l’Algérie et comprend de multiples variantes telles que : le chaoui, le kabyle, le m’zabi et le tergui. Le 08 avril 2002, le parlement algérien a reconnu le tamazight comme «Langue nationale à côté de l’arabe », suite a une série d’émeutes réclamant le parachèvement de l’identité nationale et la nécessite de son intégration dans les systèmes éducatifs et médiatiques. La constitutionnalisation du tamazight comme langue nationale est, pour Abdelkader BENSALAH (président de l’assemblée Populaire Nationale), «une grande réalisation, un tournant dans l’histoire de la nation et le début d’une étape importante dans le parachèvement des composantes de l’identité nationale.» (CHIBANE.R 2009 :20). Depuis ce grand tournant politique, l’Etat veillera à la promotion et au développement du tamazight usité sur l’ensemble du territoire algérien. Pour BENFLIS : « le moment d’ouvrir grandes les portes de l’école et des medias au tamazight est venu » (CHIBANE.R 2009 : 20). Des lors, cette langue berbère retrouve progressivement sa place au sein de quelques établissements scolaires en Algérie ; on cite à titre d’exemple la grande et la petite Kabylie, Batna, Alger…etc. Par ailleurs, elle s’installe dans les medias écrits et audiovisuels lors des informations, des émissions (exemple : Tamourthnagh), des publicités et d’autres. Le berbère a plusieurs variantes, chacune d’elles est isolée dans un espace géographique assez fermé, les principaux groupes berbérophones sont les kabyles et les Chaouias au Nord, les Mozabites et Touaregs au Sud.3.4. Le Français.L’Algérie est un payssecond francophone, au niveau mondial, après la France. En effet la langue françaisedepuis la colonisation dans la vie des algériens.Ensuite, après l’indépendance estjusqu’à maintenant, le Français reste très rependu dans secteurs différentes de la vie des quotidiens algériennes .le catégorie d’arabisation occupe une place aux premières années de l’indépendance.En outre, aujourd’hui la langue Française est utilisée dans plusieurs domaines et dans les conversations de tous les jours, d’ailleurs« D’après des statistiques des linguistes algériens tel que Yassine Derradji, 35% des locuteurs algériens préfèrent communiquer en français dans leurs vies quotidiennes, et 80% alternent le français et leurs langues locales ce soit l’arabe dialectal ou le berbère ».Donc, le français très présente dans la scène linguistique algérienne, elle est utilisée dans des secteurs bien structurés et dans des contextes formels, c’est ce que nous avons remarqué d’ailleurs dans le secteur publicitaire surtout radiophonique, dans lequel l’usage simultané de l’arabe dialectal et du français est devenu très privilégié, ce qui nous a motivé pour le choix de notre thème.