Guerre d’Irak

Présentation :
Nombreux sont les départements que possède le gouvernement américain. Cependant, il y en a un qui s’est vu très impliquer durant la guerre d’Irak de 2003, il s’agit du Département de la Défense, plus communément appelée la DOD (Department of Defense). Véridiquement, le rôle de celui-ci est de mettre à la disposition de l’armée tout le nécessaire dont elle a besoin en cas de guerre ou de paix, et assurer l’aspect diplomatique, le tout, en fonction de la situation, afin d’établir de bonnes relations avec les pays étrangers. Par conséquent, à voir ses usages, il est tout à fait normal d’estimer que son mandat est tout simplement de garantir la sécurité des États-Unis en la défendant et la préservant de tous les dangers potentiels. Le département possède 600 000 établissements individuels dans au moins 600 endroits différents, et ce dans 140 pays. Il y a 34 bureaux majeurs, et 16 d’entre eux sont directement liés au secrétaire.

Quelques notions de base : Qui dirige ?
Le Département de la Défense est géré par un Secrétaire de la Défense. Secondé par JCS et la MDS, le Secrétaire de la défense est l’intermédiaire de tous les différents secteurs de ce département, c’est-à-dire entre le président, les forces armées et le commandant en chef. Nombreuses sont ses responsabilités, mais celles qui incombent le plus sont d’avoir le contrôle, l’autorité, ainsi que la direction de l’ensemble du district. Néanmoins, les tâches les plus importantes restent la gestion du budget et de l’organisation qui tourne autour du Pentagone. Le secrétaire joue un rôle capital dans l’administration de la branche, puisqu’il s’occupe du secteur le plus cher, mais, en plus d’avoir la première place en tant que conseiller au NSC, il se doit d’être un très bon diplomate. Manifestement, le secrétaire est une sorte d’égérie, voire même le visage du département. Pourtant, il est aidé par l’OSD (Office of the Secretary Department), car il n’y arrivera pas tout seul.

Les secrétaires les plus marquant
Il y a tout d’abord Robert McNamara. Celui-ci apportera un bon nombre de changements dans l’organisation du Département de la Défense. Il se voit attribuer ce poste durant les années 60. Tout d’abord, il incorpore les outils technologiques au service du département, afin de contrôler et orienter les plans armés, malheureusement, cela aura pour effet de limiter l’armée d’un point de vue budgétaire et nucléaire. À vrai dire, il limitera l’armée question budget, car pour l’élaboration de son projet il ne faut plus de pertes inutiles. Donc, durant ces années au poste de secrétaire, McNamara apportera beaucoup de changements en ce qui concerne l’organisation du budget. Il suivra le programme PPBS. Ce programme, c’est tout simplement que chaque printemps le secrétaire formulera un DPG visant la mise en place des objectifs et des capacités que l’armée peut atteindre avec un budget donné.

Subséquemment, il y a Rumsfeld, qui fut secrétaire du Département de la Défense sous le mandat de George. W Bush. Rumsfeld aussi changera plusieurs choses en ce qui concerne l’organisation du budget. Il renommera le projet PDM par le PPBE et accordera
plus d’importance au programme de suivi avec des mesures et des prototypes de coûts. Après, l’examen au sujet du budget se fera en même temps que celui des programmes, ce qui le poussera à remplacer le DBR par SLRG, dans l’intention de mieux étudier les problèmes de budget majeur. Après quoi, il imposera la construction du budget en 2 ans avec un faible nombre de PCP, afin de ne pas faire en sorte que le budget se développe sur des années impaires. Ensuite, il substitue le DPG par le SPG, et ceci est tout simplement un document biennal qui aide à informer fiscalement. Finalement, Rumsfeld met en demeure une nouvelle stratégie concernant la planification de guerre et de la programmation budgétaire accentuant un système descendant permettant de préciser les capacités consensuelles requises au lieu d’une procédure ascendante de programmation propre à un service.

Le budget, à la fois une ouverture et une limite.
Le budget est la variable la plus importante du département. En effet, tout tourne autour du budget, si celui-ci est mal organisé ou possède une faille, alors toutes les activités du secteur seront affectées. Selon James Schlesinger, « le budget est là où tout vient ensemble. » Toutefois, l’énonciation d’un budget requis est très ardue à faire. Tous ceux qui réclament un budget, en raison de leurs projets, sont au courant du plan existant qui est cautionné par le FYDP. La FYDP est un programme de 6 ans qui prévoit les buts du
Département de la Défense, ainsi que la procédure et les moyens nécessaires qu’il faudra pour atteindre ces buts fixer. Après, pour que la demande soit validée, il faut qu’elle corresponde au budget déjà accessible, sinon il doit justifier et avoir une approbation si la requête présente un écart par rapport au budget disponible. En termes de temps, c’est en été que la DRB remarque les failles dans le budget. En automne, la BES réalise des examens supplémentaires. En décembre, le budget est proposé à la maison blanche et est vu par l’OMB. Finalement, c’est la première semaine de février que le congrès reçoit le budget. Le budget en 2010 était d’environ 700 milliards de dollars. Le budget est indispensable pour acheter tout l’équipement telles les armes et appareils technologiques nécessaire au Département de la Défense.

Deuxième étape: …en action
Objectif : au-delà des conventions, des lois, des statuts, etc., expliquer comment votre institution a agi dans la gestion d’une situation internationale critique.

Contenu :
Quel fut le rôle joué par l’institution (en retrait ou influent?) et pourquoi?
L’institution a joué un grand rôle dans l’invasion de l’Irak en 2003. En effet, le mandat du Département de la Défense est de protéger les États-Unis de tout danger potentiel. La guerre d’Irak fut un affrontement « préventif », à la suite des attentats du 11 septembre. Certains émettent la théorie que l’invasion de l’Irak vient du désir de George W Bush d’achever le travail de son père commencer en 1991 durant la guerre du Golfe. Cependant, les raisons « officielles » qui ont donné feu vert au gouvernement américain d’envahir le l’État irakien était les attentats du 11 septembre. Malgré le fait que le Département de la Défense ne soit pas en accord avec le verdict de l’administration Bush, ceux-ci choisissent la décision de faire tomber le gouvernement de Saddam Hussein. Bush justifiera son choix en émettant la théorie que l’Irak a un lien avec Al-Qaïda, et que donc pour se protéger d’une nouvelle attaque similaire à celle du
11 septembre , il faut prendre d’assaut l’Irak. Bush ira même à dire qu’il soupçonne l’Irak de produire des agents de guerre biologiques et que Saddam Hussein essaie d’obtenir du Yellowcake (sorte d’uranium) de la part du Nigeria.

Faites un bilan de la contribution de l’institution. Sa contribution fut elle positive ou négative?
Après la chute de Saddam Hussein, le département se lance dans le plan « Libérer L’Irak ». Ce plan consiste à renverser et retirer l’ensemble du gouvernement de Saddam Hussein, et en créer un nouveau, ainsi que l’élaboration d’une nouvelle armée irakienne, des idées qui ont été faites au Pentagone et approuvées par Rumsfeld. En bref, le département voulait reconstruire l’Irak. Cependant, le gouvernement savait qu’il avait de grandes chances de gagner la guerre et cela au risque de la paix en Irak. Malheureusement, sa contribution fut négative, car tout au long du conflit et après, elle fut elle-même en guerre avec le Département d’État. Cette querelle a eu pour conséquence que le gouvernement n’a pas pu planifier la suite de l’invasion et donc de ne pas assurer une certaine stabilité. Tous ces conflits entre les deux départements ont mené à la perte de l’Irak après 2003.
En effet, cette guérilla entre les deux départements a orienté la civilisation irakienne vers une guerre civile de par leur manque d’organisation.

Est-ce que l’institution a respecté ou outrepassé les limites de son mandat et pourquoi?
L’institution a outrepassé les limites de son mandat. En effet, le but était de protéger les États-Unis contre le danger que représente l’Irak, cependant, l’administration Bush n’a jamais pu prouver le lien de l’Irak avec Al-Qaïda, ainsi que les autres théories que Bush avancé. En vérité, Richard Clarke, membre de l’administration ne trouve aucun lien possible entre l’Irak et Al-Qaïda, et cela après deux études. Pourtant, Bush continue quand même son plan d’invasion. En faisant cela, il viole des règles de la constitution appliquée au département, concernant la domination de l’armée sur des civils , chose qu’il a faite en bombardant le sud de l’Irak et en l’envahissant.

4.Comment la personnalité des principaux fonctionnaires de l’institution a-t-elle influencé la gestion de la crise? Comment eut lieu la collaboration entre les responsables de votre agence et ceux des autres agences impliquées dans la crise? Et avec le président?
Le secrétaire Rumsfeld était « l’homme de la situation » dans le département de la défense. Cependant, il ne voulait pas que le monde entier sache combien de troupes il avait fait débarquer au Moyen-Orient, il ne faut pas oublier que l’image que projettent les États-Unis en ce moment est très importante, d’un point de vue diplomatique. Le rôle qu’il a joué dans cette guerre n’a fait qu’entacher sa réputation comme secrétaire, mais aussi en tant que diplomate. En effet, Rumsfeld sera celui qui soulèvera la question de la guerre, mais également il insistera pour que Tommy Franks (Central Command) établisse un plan d’attaque comptant 250 000 soldats en Irak. L’invasion de l’Irak se fit sous les ordres et envies de ce trio : le vice-président Cheney, le secrétaire Rumsfeld et Paul Wolfowitz, secondé de Douglas Feith. Ils étaient tous sous les ordres du président Bush, qui lui, considérait cette
guerre comme nécessaire. En janvier 2003, la création de l’Office of reconstruction and Humanitarian Assistance se fait par le Département de la défense, ceci donnera au Pentagone la domination totale de l’Irak post-guerre. Ce secteur sera responsable de tout ce qui concerne la préparation de l’après-guerre d’Irak. En octobre 2003, le Département de la Défense et d’État se retrouvent sous la tutelle de la NSC, mais cela ne change en rien le pouvoir ou le rôle du département dans le conflit. L’invasion fut bien préparée, cependant, c’est ce qui passe après la chute de Saddam Hussein qui est catastrophique. Pour le bon fonctionnement du gouvernement, il est impératif que tous les départements s’entendent et soient en harmonie afin d’être le plus efficace possible, mais ce ne fut pas le cas après la conquête de l’Irak. Le Département de la Défense, d’État et la CIA étaient constamment en conflit. Les mois qui ont suivi, l’invasion n’a pas du tout été ce qu’avaient prévu les États-Unis. En effet, l’entièreté du gouvernement a attribué plus d’importance à l’invasion qu’à l’après-guerre. Les différents départements n’étaient pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le sort de l’Irak après le conflit. Le Pentagone n’a pas fourni les ressources nécessaires, le président Bush n’accorde aucune
attention aux préparatifs de la mission et Rumsfeld lui ne voit pas le poids de l’après-conflit. Pour Bush, l’après-conflit se résumerait à retirer les troupes les américaines en les remplaçant par les Irakiens, mais il était loin de penser que la piètre coordination des départements aboutira à une guerre civile dans le pays. Néanmoins, Rumsfeld tient à garder le pouvoir sur l’intervention, face à l’envie de Bremer de reconstruire à zéro l’Irak. Rumsfeld voit rouge, car il a peur que les erreurs commises par le département d’État sur la reconstruction des Balkans ne se refassent avec l’Irak. Malgré tout, Rumsfeld va continuer de supporter la mission et d’affirmer que la situation militaire et policière en Irak s’améliore, alors que pas du tout.

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